Enseignants titulaires de l’ENSAB :
- Marie-Pascale Corcuff, maître-assistant STA-informatique, architecte DPLG, docteur en géographie : processus génératifs de formes
- Gilles Guézo, maître-assistant STA-construction/ingénierie, architecte DPLG, ancien élève de l’école polytechnique, docteur en histoire de l’architecture : ouvrages de génie civil et infrastructures
- Frédéric Sotinel, maître-assistant ATR, architecte DPLG : itinéraires urbains
Membres associés
- Benoît Boris, maître-assistant STA-construction/ingénierie à l’ENSA de Nantes, architecte DPLG, ingénieur ETP
- Hervé Regnauld, géomorphologue, professeur à Rennes 2, HDR, chercheur à COSTEL LETG UMR 6554 CNRS - Pôle de Rennes
Doctorante :
- Houyame Mouchid, architecte DPLG diplômée de l’ENSAB, doctorante à Rennes 2 sous la direction d’Hervé Regnauld, au sein du laboratoire COSTEL LETG UMR 6554 CNRS - Pôle de Rennes, co-encadrée par Marie-Pascale Corcuff.
Titre de la thèse : “Production de l’espace et des formes architecturales au Caire.Le rôle des modes de vie et des codes sociaux dans la production de l’espace à la fois réfléchi et non réfléchi, et les différentes modalités d’acquisition d’une méthodologie de création d’espaces capables de susciter de nouvelles formes architecturales au Caire.”
Soutenance prévue en 2011
L’accompagnement administratif des activités de recherche de l’équipe est assuré à temps partiel par Isabelle Roudier.
Orientations scientifiques :
La forme est ce qui fédère les chercheurs de l’équipe GRIEF. Cet objet d’étude nécessite l’apport de multiples disciplines et le croisement des approches.
On peut d’abord distinguer entre forme naturelle et forme construite. Le paysage est à l’interface des formes géomorphologiques (formes de relief, hydrographiques, littorales, etc.) et végétales d’une part, et des interventions formelles humaines (remodelage du terrain, gestion de la végétation, construction d’infrastructures, de bâtiments, etc.) d’autre part.
Toute forme construite se confronte à des formes naturelles, ce qui amène aux questions d’insertion paysagère. L’étude de l’interaction entre le contexte technique et scientifique de l’art de bâtir et l’environnement institutionnel et économique croise l’histoire des mentalités : l’objet construit de grandes dimensions devient alors un catalyseur de modification et d’évolution du paysage et de sa perception. Il s’agit là de s’intéresser au processus d’invention des formes construites et de leur évolution au regard des temps de l’histoire.
D’un point de vue artistique, la distinction entre le naturel et l’artificiel peut se faire plus subtile : on pourra avoir affaire à des formes hybrides, s’interroger sur le mimétisme et les stratégies de camouflage, etc. Les moyens d’expression de l’artiste (sculpture, photographie) sont des moyens d’investigation de la forme.
La photographie est aussi envisagée du point de vue de la constitution d’univers de formes, dans la compréhension de l’évolution des formes urbaines, et l’invention des formes architecturales.
L’intérêt pour les formes naturelles conduit à considérer la forme comme le résultat de processus génératifs. L’invention de la forme devient alors l’invention, non d’un résultat attendu, mais du processus lui-même. La méthodologie qui en découle comprend l’analyse, la simulation et la génération de formes à l’aide de modèles mathématiques et algorithmiques (processus génératifs: géométrie fractale, automates cellulaires, grammaires de formes, etc.).
Axes thématiques :
- processus génératifs de formes (forme ; espace ; dimension ; attracteur ; émergence ; croissance ; transformation ; combinatoire ; aléatoire ; complexité ; architecture et mathématiques ; art et sciences),
- ouvrages de génie civil et infrastructures (littoral ; franchissement ; formes structurelles innovantes ; rigidité, légèreté, mise en œuvre, ingénieur civil, ingénieur de l'État),
- entités hybrides (confrontation entre arts plastiques, architecture, paysage et géographie ; confrontation entre recherche scientifique et démarche artistique ; l'entre-deux ; frontières ; mutations),
- itinéraires urbains (univers de référence ; processus créatifs ; images ; analyse urbaine et architecturale ; processus de conception, photographie).
Problématique commune:
L’eau et l'évolution des formes urbaines
Partenariats :
Outre le partenariat avec le laboratoire COSTEL LETG UMR 6554 de l’université Rennes 2, l’équipe entretient des liens avec le laboratoire « Arts Pratiques et Poétiques » de l’université Rennes 2, où deux de ses membres sont doctorants, ainsi qu’avec le laboratoire « Histoire et critique des arts » au sein duquel un autre membre de l’équipe a soutenu sa thèse.
Certains membres de l’équipe ont participé au projet ANR CRE-ACT, porté par Christine Page (université Rennes 2), mais qui n’a pas été retenu.
L’équipe est aussi en contact avec Noël Challamel, enseignant-chercheur à l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Rennes.
Au niveau international, des relations suivies se sont formées à l’occasion de la participation aux rencontres « Generative Art » qui ont lieu à Milan tous les ans avec différents chercheurs, et en premier lieu avec Celestino Soddu, l’organisateur de ces rencontres. L’équipe est aussi en relation avec Nicolas Reeves, enseignant-chercheur à l’UQàM (Université du Québec à Montréal), et directeur de l’institut Hexagram (Montréal).
La problématique sur l’eau et l’évolution des formes urbaines a amené l’équipe à inviter des partenaires. Catherine Rannou, architecte et enseignante à l’ENSAB, a été sollicitée et a accepté de contribuer à la mise en œuvre de cette problématique, ainsi que Cécile Leroux, architecte et ancienne élève de l’ENSAB, membre du collectif d’architectes ET ALORS.