PROJET D’ARCHITECTURE
available in englishE712 : Projet d’architecture
Contenu
L'enseignement de projet de cycle master s'organise par domaine d'études, au sein d'ateliers verticaux réunissant les promotions de M1 et de M2.
Les 4 domaines d'études de l'ENSAB proposent chacun, au S7/S9, 2 ateliers distincts.
Le détail (contenu, évaluation, travaux, bibliographie) est précisé dans chaque descriptif d'atelier.
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 11crédits | 0heures | 112heures | 90% |
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Dominique
Jézéquellou Frédéric
Sotinel Paul-Eric
Schirr-Bonnans Sébastien
Penfornis
+ 5 Julia Tournaire
Véronique Zamant Julie Flohr Frédérique Audigier David Malaud |
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E712 : 1. Groupe général
E712 : Hybridations D. Jezequellou – Campus de la Harpe
Objectifs
Penser les formes par l’hybridation des usages pour que la ville soit plus inclusive, plus efficace et plus aimable.
Au sein du DE 'Hybridations', les ateliers de projet explorent l’élaboration des formes architecturales et urbaines à travers des processus associant hybridation des usages, création et interaction des espaces publics, évolutivité et réversibilité des dispositifs spatiaux, réutilisation adaptative de l’existant. Deux ateliers au choix sont proposés au premier semestre en S7/S9, ces ateliers traiteront des formes architecturales et urbaines dans une perspective d’hybridation des usages, d’évolutivité et d’innovation formelle. Les enjeux d’aujourd’hui nous obligent à réfléchir de manière prospective et inventive à ce que sera la société de demain. Nous réfléchirons à ce que peuvent être des réponses architecturales à ces grands enjeux.
L’atelier 'Hybridations des usages' coordonné par Dominique Jézéquellou accorde une importance particulière à la cohérence du processus de conception et à l'exploration des potentiels programmatiques et contextuels du projet d'architecture. Ce dernier est vu comme un processus où s'inventent des stratégies d'usages et d'espaces (hybridation programmatique) qui permettent d'élaborer une nouvelle forme de vie dans une situation locale singulière en associant programmes privés, équipements et espaces publics.
Pour 2026-2027, cette recherche d'hybridation programmatique se fera au travers d'une proposition de renouvellement urbain sur le secteur du Campus de la Harpe à Rennes.
Contenu
2026-2027 : 'Métamorphose d'un site monofonctionnel'.
A l'issue d'une phase de diagnostic problématisé, il s'agira de proposer une stratégie de mutation pour 2050 puis de développer un projet architectural comme échantillon de cette 'métamorphose'.
Des séances de travail avec des intervenants extérieurs sont envisagées.
Mode d'évaluation
Evaluation : contrôle continu (20% + 15%) et contrôle final (65 %)
Nature du CC :
- une présentation de travaux par groupe à l'issue de la phase d'analyse, définition de la programmation et proposition urbaine
- un rendu intermédiaire par binôme au cours du développement du projet architectural (sur un ou plusieurs éléments du projet collectif)
Modalités du CT :
- une évaluation finale individuelle ou par binôme des éléments détaillés en présence d'invités extérieurs à l'Ensab pour un réel temps d'échanges autour du projet.
Travaux requis
défini à chaque étape lors des séances d'atelier
E712 : Hybridations F. Sotinel – Route de Lorient
Objectifs
Au sein de l’atelier, l’enjeu sera d’expérimenter, à travers le projet, des démarches innovantes et inventives intégrant les questions écologiques et environnementales telles que la relation ville-nature, l’équilibre des articulations public/privé, l’anticipation des temps courts et longs de la ville, la gestion des proximités, des énergies, du réemploi ainsi que des questionnements culturels et sociaux d’aujourd’hui, dans la perspective d’un territoire en perpétuelle mutation. Spécificité commune au domaine d’études Hybridation, l’atelier interrogera les relations entre recherche et projet en s’appuyant sur la pratique du projet pour développer une analyse réflexive, problématisée et critique de l’architecture.
L’atelier traitera des formes architecturales et urbaines dans une perspective d’hybridation des usages, d’évolutivité et d’innovation formelle. Les enjeux d’aujourd’hui nous obligent à réfléchir de manière prospective et inventive à ce que sera la société de demain. Nous réfléchirons à ce que peuvent être des réponses architecturales à ces grands enjeux.
Contenu
L’atelier formulera l’hypothèse que l’hybridation des usages est une des réponses particulièrement adaptée aux crises que nous traversons. Inventer de nouvelles proximités, générer de l’interaction et de l’échange entre individus, trouver de meilleures adéquations avec les contextes, voire inventer un contexte, seront considérés comme autant de pistes d’exploration du projet. Cette hypothèse nous conduira à interroger les formes elles-mêmes de manière à développer des réponses créatives. Pour cela, nous questionnerons les articulations entre formes et usages, entre formes architecturales et formes urbaines et nous envisagerons également comment ces hybridations interrogent les relations et leur gradation entre le privé et le public. Un accent particulier sera mis sur les espaces publics.
Cette année l’atelier prendra comme objet d’étude la ZAC Porte de Saint Malo dans le cadre du partenariat entre l'ENSAB et Rennes Métropole et nous serons également accompagnés par Territoires. La ZAC est située sur des terrains qui constituent aujourd'hui en grande partie une friche industrielle. Elle a déjà fait l'objet d'une étude paysagère et urbaine qui a débouché sur un projet de parc urbain. Elle est bordée au nord par la rocade de Rennes. À l'est, le centre commercial de Grand Quartier et ses parkings constituent une rupture franche. A l'ouest, le site est bordé par le quartier de Beauregard Quincé et au nord-ouest par le parc de Quincé. Au sud la ZAC rejoint le quartier de Beauregard. Le projet sur lequel il vous est demandé de réfléchir consistera en une définition de figures urbaines évolutives en fonction des besoins actuels et futurs et en un projet urbain et architectural proposant une programmation hybride de logements, d’activités et de loisirs. L'objectif sera de réfléchir à densifier la programmation urbaine et de s'interroger sur ce qu'est habiter dans un parc. Le projet d’espace public sera mené en parallèle de la réflexion sur la programmation urbaine au cours de la première phase du travail.
Mode d'évaluation
- une présentation de travaux par groupe à l'issue de la phase d'analyse, de définition de la programmation et de proposition urbaine (pour l'ensemble du site). Note de contrôle continu valant pour 35 % de la note finale.
- une évaluation finale individuelle ou par binôme des éléments de projet détaillés. Examen terminal comptant pour 65 % de la note finale.
Travaux requis
Définis à chaque étape lors des séances d'atelier en fonction de l’avancement des travaux.
E712 : Instrumenter n°1 – David Malaud
Objectifs
S7-S9 MÉTAMORPHOSES - Épopées et chimères terrestres
David Malaud
Objectif final
Être capable de mobiliser les outils de la conception architecturale (dessins architecturaux, fiction) pour développer un dispositif spatio-temporel exprimant un point de vue critique et prospectif sur l’architecture du monde contemporain.
Objectifs intermédiaires
Analyser (décrire les composants et les relations) et évaluer (critiquer selon des critères) un système d’habitation complexe et multiscalaire.
Définir un protocole de transformation architecturale, nourri par des références artistiques et philosophiques
Implémenter (adapter, situer, itérations) le protocole de transformation sur une partie du système complexe, en réponse aux enjeux soulevés par son analyse et son évaluation.
Approfondir la formalisation et spatialisation de cette transformation
Contenu
L’atelier s’inscrit dans un cycle pluriannuel organisé autour de la figure littéraire et philosophique de la métamorphose. Ce type de transformation radicale pointe l’horizon d’un monde humain qui s’essouffle, se disloque et se soulève et dont l’architecture doit changer pour pouvoir perdurer au sein des milieux terrestres. L’architecture désigne ici autant l’organisation des relations qui lient les sociétés humaines entre elles et à la Terre, que leur traduction en des formes construites, matérielles et situées. La métamorphose explore les futurs qui échappent au contrôle et à la planification rationnelle d’un monde fragmenté par l’imprévisible. Elle questionne simultanément les limites séparant les lieux et celles séparant les êtres qui peuplent la terre. Ancrée dans les pensées du nouveau matérialisme, l’atelier investigue la capacité de l’architecture à transgresser ces limites et définir de nouveaux partages du monde.
Chaque année sera guidée par une des épopées du poème d’Ovide, servant de fil conducteur collectif à l’analyse du territoire. En 2026, en lien avec le voyage du domaine d’étude Instrumenter à Madrid, l’atelier s’organise autour des travaux d’Hercule, héros méditerranéen antique, et emblème des puissances coloniales européennes initiatrices du système extractiviste et capitaliste mondial. Les travaux d’Hercule, qui dompte les monstres et détourne des fleuves, symbolisent la domestication et la maîtrise de la nature par les humains. Il s’agira d’identifier le système des lieux « herculéens » et d’imaginer leurs métamorphoses à différentes échelles spatio-temporelles, du fragment territorial à l’espace architectural. A partir des latences du présent, le projet de métamorphose générera des chimères, architectures hybrides recomposant les fragments de l’ancien monde et mettent en scène de nouveaux attachements.
CONTEXTE
Le système métropolitain madrilène, et son extension mondiale. Le voyage à Madrid du 10 au 15 octobre sera l’occasion d’en apercevoir des fragments, et de plonger dans l’imaginaire pictural et formel de la modernité espagnole pour mieux la déconstruire par la suite.
DÉROULÉ ATELIER
SEQUENCE 1 : Scénarios de métamorphoses
> Enquête collective sur Madrid (épopée de l’Hercule madrilène : récit, cartographie et glossaire des lieux du système métropolitain)
> Par groupes de 2 ou 3, développer un scénario de métamorphose sur un ou plusieurs lieux réels et à plusieurs échelles (définition des chimères, scénario narratif et principes de transformation (sites / usages / spatialités)
# 1 Enquête Madrid (lieux, infras, mythes)
/ Collecte références métamorphiques
# 2 Enquête Madrid (lieux, infras, mythes)
/ Jeux métamorphiques
# 3 Principes de métamorphose située (1)
# 4 Principes de métamorphose située (2)
# 5 Voyage à Madrid
# 6 Scénarios de métamorphose
/ tests mise en scène matérielle
VACANCES
# 7 Scénarios de métamorphose
/ tests mise en scène matérielle
# 8 Scénarios de métamorphose
/ tests mise en scène matérielle
# 9 Scénarios de métamorphose
/ tests mise en scène matérielle
# 10 Jury intermédiaire
SÉQUENCE 2 : Chimères architecturales
Approfondissement des scénarios et rendus des chimères architecturales détaillées. Montage collectif des scénarios.
# 11 Approfondissement
# 12 Approfondissement
# 13 Approfondissement
VACANCES
# 14 Production finale
# 15 Production finale
# 16 JURY FINAL
Mode d'évaluation
1. Contrôle Continu (CC - 40 %)
Le contrôle continu évalue la progression tout au long du semestre à travers la participation aux séances d’atelier, la qualité des rendus intermédiaires et l’implication dans la dynamique collective.
Critères d'évaluation :
- Cohérence du processus de projet et pertinence des expérimentations engagées.
- Pertinence du récit par rapport aux thèmes du studio et au contexte territorial.
- Qualité des représentations graphiques et des documents produits (plans, maquettes, photogrammes, textes, etc.).
- Pertinence et précision du discours oral et écrit.
- Participation active aux discussions collectives, attention portée aux échanges et à la construction d’une intelligence partagée du projet.
- Capacité à convoquer et articuler d’autres champs (sciences humaines et sociales, environnement, arts, littérature, etc.) au projet d’architecture.
- Capacité à manipuler plusieurs médiums (texte, image, film, maquette, dessin, etc.) et à articuler plusieurs échelles, du détail au territoire.
2. Contrôle Terminal (CT - 60 %)
Le contrôle terminal comprend :
- Le rendu final devant jury (40 %), évaluant la capacité à synthétiser et présenter le travail accompli.
Critères d'évaluation (CRAC) :
- Conceptualisation,
- Rationalisation,
- Articulation,
- Contextualisation.
Travaux requis
Production d’une fiction collective (Récit, Cartographie systémique, iconographie, diagrammes) et d’un projet singulier à partir d’expérimentations (collages, dessins, maquettes, 3D) et documents de rendus (plans, coupes, pers, maquettes)
E712 : Instrumenter n°2 : Julie Flohr
Objectifs
L’insoutenable légèreté de l’architecture
L’oxymore
Le studio sera le lieu du débat sur la possibilité de légèreté en architecture, définie comme le moindre poids littéral atteignable de la matière engagée pour une habitabilité donnée.
Ces territoires intellectuels ont bel et bien été foulés avant nous, dans les enseignements et projets allant de Buckminster Fuller à Jean Prouvé ainsi que ceux de leurs étudiants et collègues, en situations contraintes.
Cependant, c’est avec d’énormes résistances économiques, culturelles et politiques que celles-ci ont été accueillies : elles ne se sont jamais généralisées. Les émergences construites résultantes de ces méthodes restent exceptionnelles, on peut les rencontrer à l’intersection de l’ingénierie savante ou encore de cultures constructives éprouvées et de designo, où l’architecture émerge comme un précipité rare de conditions favorables réunies. L’organisation planétaire de la consommation des ressources et ses conséquences que nous connaissons en crises décuplées en sont, entre autres, le résultat.
Le sujet est donc certainement celui de la démocratisation du « léger » dans l’environnement construit et habité, jusqu’à envisager son irrésistible banalisation pour tous : le très léger dans une architecture qui produit confort, émotion et affordability. (ce qui permet et rend accessible, au même endroit)
L’Argument
L’architecture comme « cose mentale » positionne la rhétorique de sa politique sur des curseurs glissants au travers de l’histoire de la discipline. Les traités d’architecture ont pour mérite et intérêt de proposer l’articulation entre les savoirs-faire descriptifs, de la géométrie à la construction, jusqu’aux enjeux plastiques des spatialités qui émergent tantôt de l’imaginaire, tantôt sont l’aboutissement de savoirs faire spécifiques.
Aujourd’hui, les possibilités plastiques sont toutes devenues envisageables d’un point de vue constructif, permettant que imagination et constructif puisse se rejoindre. Dans ce contexte, l’effort intellectuel à produire ne serait-il pas justement d’imaginer qu’avec autant de possibilités disponibles en culture constructive, la nouvelle génération d’architecte soit en mesure produire des imaginaires en projet qui prennent le contre-pied de la société de la ressource illimitée, parce ce que justement apte à manipuler la culture constructive ?
Alors, est-ce que la politique de l’architecture ne pourrait-elle pas se situer dans la rétrospection ?
L’architecture la plus chiche possible, un savant mélange du frustre et de l’ingénieux.
Pour ce faire, nous allons ensemble :
- Envisager de nouveaux imaginaires à partir de connaissances puisées dans des traditions constructives qui ont émergé de contextes de contraintes
- proposer de nouvelles combinatoires constructives, au service du plus grand nombre, dans des situations d’instabilité climatique, politique, économique.
Soyons irrésistibles !!
Contenu
Méthodes et séquences de la recherche conceptuelle et plastique
1. Etude de dispositifs architecturraux issus de cultures constructives pensées par composants (en situation contrainte)
Référentiel : Architecture d’aujourd’hui Juillet-Aout 1945 N°2 SOLUTIONS D’URGENCE
Architecture d’aujourd’hui Juillet-Aout 1946 N°4 LA PREFABRICATION
Architecture contemporaine Japon / ITO / SANAA / SHIGERU BAN / H20
Recherche, analyse, proposition d’adaptation et de transformation d’un composant
2. L’élément – déconstruit et reconstruit – modèles
Référentiel : Elemental, Biennale de Venise 2014 organisée par Rem Koolhaas
Nous retiendrons des traités les sujets de partitions, rythmes et espacements, et les sujets des éléments : l’aire (sols), le tracé des murs, les toitures, les ouvertures, l’escalier…
A partir d’un composant choisi, itération de sa massification possible, du plus léger vers le plus léger !
Séquences maquettes 1/20, formulations des épaisseurs, lien entre papier et tôle, remplissage progressif, multi-enveloppes, redondance systémique
Pour le très léger
Comment quantifier la masse littérale du construit, comment retirer le poids d’une entité construite sans retirer son volume capable / voir en l’augmentant
(Cas d’étude du Refuge de La Soldanelle, Julie Flohr Architecte)
3. Le pictural et le photographique // Madrid
Référentiel : Nous les arbres, Fondation Cartier pour l’Art Contemporain
Luiz Zurbini, pp 105-120
Cassio Vasconcellos, pp222-227
Sténopé(s)
Dessins de voyage, effets et dispositifs végétaux et constructifs
Palettes de couleurs
La couleur dans les films de Pedro Almodovar
La couleur en peinture (œuvres choisies)
4. Le paradis en coupe – étonnants mélanges du vivant ou les « Tromperies de la Nature »
Référentiel : Jean-Jacques Lequeu
Hieronymus Bosch, Garden of Earthly Delights, Museo Del Prado
Sampling : voir le texte d’Arnoldo Rivkin sur DJ Spooky
La coupe architecturale : ReMix // Couleurs, lumières et ombres, en représentation
Recomposition itérative en coupe à partir de photographies de maquettes des éléments architecturaux, de coupes, de photomontages, et divers redessins à partir des éléments architecturaux au 1/20 et IA générative
Protocole itératif durant le studio de projet, 4 itérations minimum durant le semestre à des moments variés, du début à la fin. Conserver toutes les itérations et tu le protocole de recherche durant l’entièreté du semestre.
5. Exposition dessins et artefacts
Scénographie
Mode d'évaluation
1. Contrôle Continu (CC - 40 %)
Le contrôle continu évalue la progression tout au long du semestre à travers la participation aux séances d’atelier, la qualité des rendus intermédiaires et l’implication dans la dynamique collective.
Critères d'évaluation :
- Cohérence du processus de projet et pertinence des expérimentations engagées.
- Pertinence du récit par rapport aux thèmes du studio et au contexte territorial.
- Qualité des représentations graphiques et des documents produits (plans, maquettes, photogrammes, textes, etc.).
- Pertinence et précision du discours oral et écrit.
- Participation active aux discussions collectives, attention portée aux échanges et à la construction d’une intelligence partagée du projet.
- Capacité à convoquer et articuler d’autres champs (sciences humaines et sociales, environnement, arts, littérature, etc.) au projet d’architecture.
- Capacité à manipuler plusieurs médiums (texte, image, film, maquette, dessin, etc.) et à articuler plusieurs échelles, du détail au territoire.
2. Contrôle Terminal (CT - 60 %)
Le contrôle terminal comprend :
- Le rendu final devant jury (40 %), évaluant la capacité à synthétiser et présenter le travail accompli.
- La restitution du livret et des photos (20 %), qui témoignent de la cohérence du parcours et de la mise en forme critique du semestre.
Critères d'évaluation :
- Qualités architecturales, spatiales, matérielles et constructives du projet.
- Cohérence du propos et clarté du récit présenté au jury.
- Pertinence du dispositif de représentation et de communication (maquettes, planches, textes, analyse, etc.).
- Capacité à situer le projet dans un ensemble de problématiques contemporaines — politiques, écologiques, économiques, scientifiques.
- Qualité du livret en tant que synthèse critique du semestre, révélant la continuité entre processus, récit et projet.
- Capacité à interroger les représentations établies et à proposer des formes nouvelles d’expression architecturale.
Travaux requis
TRAVAUX PERSONNELS
Modèles et maquettes, coupes architecturales, texte de position sur le vivant, montages photographiques, analyses constructives et plastiques
TRAVAUX COLLECTIFS
Compilation des travaux du semestre sous la forme d'un livret d'atelier
E712 : Transitions F. Audigier – Atelier Mermoz
Objectifs
Face aux enjeux environnementaux et climatiques actuels et à l’évolution des pratiques architecturale et urbaine qu’ils induisent, le sujet de l’atelier de projet (S7/S9), inscrit dans le domaine d’études 'Transitions', propose aux étudiantes et étudiants de master de réfléchir aux manières dont l’architecte – avec les outils qui sont les siens – peut participer à régénérer le patrimoine immobilier résidentiel issu des années du second après-guerre, au regard de son architecture, de son habitabilité, de ses usages, et de son inscription urbaine.
Parce que le contexte contemporain intime aux architectes de moins construire et qu’il les invite à davantage travailler sur l’adaptabilité des constructions, parce que cette réalité caractérise déjà l’activité des architectes et qu’elle caractérisera demain – de manière encore plus significative – l’essentiel de leur travail, le sujet soumis à la réflexion des étudiantes et étudiants dans le cadre de cet enseignement de projet se fonde sur l’hypothèse que la pertinence des réponses qui pourront être formulées puisse se fonder sur la recherche de manières de faire qui permettront – aussi – de ne pas renoncer à l’architecture, à sa conception et à sa mise en œuvre.
En considérant ces enjeux, différentes approches seront envisagées et expérimentées sans a priori, mais en portant sur elles un regard critique, par exemple en interrogeant les échelles du réemploi. Dans le même esprit, les fondamentaux de l’architecture seront mobilisés, afin de chercher à dessiner la cohérence d’une proposition d’intervention inscrite dans une architecture existante et composant avec elle pour la faire perdurer tout en la régénérant.
Contenu
Le projet consistera à investir un immeuble résidentiel construit à Rennes dans les années 50’s, en vue d’en proposer l’adaptation aux modes de vie contemporains, voire aux aspirations résidentielles.
La démarche prospective composera avec plusieurs manières d’intervenir : l’accommodation et la continuation. Ainsi s’agira-t-il, d’une part, de concevoir la restructuration de deux niveaux (à considérer comme prototypes de la démarche) et, d’autre part, de dessiner l’extension de cet immeuble, afin d’en parachever l’inscription urbaine.
L’accommodation s’intéressera à la question typologique et portera sur une partie de l’immeuble (en tant que prototype d’une démarche à élaborer). Elle passera par un bilan critique des appartements existants, du point de vue des usages, des qualités d’ambiances, des partitions, des distributions, des réseaux et de la structure. Sur la base de ce bilan critique, l’adaptation aux usages résidentiels contemporains passera – pour la partie ouest de l’immeuble – par une restructuration (horizontale, verticale ou mêlant ces deux dimensions) des appartements existants et – pour la partie est de l’immeuble – par la restructuration combinée à une extension.
La continuation conduira à investir les parcelles mitoyennes sur lesquelles il s’agira de concevoir une extension à l’immeuble, notamment pour proposer de le compléter par des usages collectifs faisant aujourd’hui défaut : espace pour les boîtes aux lettres, locaux pour les poubelles, les vélos, etc., en intégrant également au rez-de-chaussée quelques éléments urbains, ainsi que pour offrir une extension aux appartements à adapter de la partie est. Cette extension devra permettre de répondre aux questions d’accessibilité pour toutes et tous ; le cas échéant, elle pourra aussi accueillir un ou deux nouveaux appartements à concevoir. Elle aura aussi pour enjeu de parachever l’accroche urbaine de l’immeuble en considérant sa présence dans le paysage du quartier, eu égard à la perspective depuis le boulevard. En résumé, cette extension permettra :
- d’étendre certains appartements, voire d’en créer de nouveaux ;
- de compléter le programme initial par plusieurs espaces collectifs absents ;
- de répondre à des enjeux d’accueil, de distribution et d’accessibilité ;
- d’intégrer la présence d’éléments urbains, afin d’envisager la relation ville – architecture.
L’atelier sera organisé en trois séquences qui permettront de structurer la démarche, sans toutefois considérer celle-ci comme linéaire, car le travail prospectif ne sait être autrement qu’itératif.
. La séquence 1 amènera les étudiantes et étudiants à constituer une base de travail à la fois documentaire et critique : préalable nécessaire à l’élaboration du projet, en investiguant l’histoire de l’habitation au regard des modes de vie et des modes d’habiter, afin de mettre en perspective les standards des années 50’s et les modes de vie (ou les désirs) contemporains, en identifiant les qualités et défauts de l’immeuble existant en tant que réalité physique et structurelle. Cette séquence ouvrira à l’exploration de la dimension ontologique de l’Habiter.
. La séquence 2 conduira les étudiantes et étudiants à poursuivre l’exploration de cette dimension ontologique pour parvenir à dégager 'l’idée forte' d’une proposition de projet combinant accommodation et continuation. Le travail investira la dimension évocatrice du programme, en s’attachant au récit et à son interprétation spatiale à l’échelle architecturale comme à l’échelle urbaine. Cette séquence prendra appui sur le bilan critique ayant permis de mettre en évidence les fonctionnements aux échelles de l’immeuble et de son contexte d’inscription.
. La séquence 3 conduira les étudiantes et étudiants à déployer les outils de régénération du bâti existant au regard des questions typologiques, fonctionnelles, constructives, etc., en articulant restructuration et extension.
Mode d'évaluation
L’évaluation continue du travail prospectif donnera lieu à 3 restitutions intermédiaires (CC = 3 x 15% = 45%) que complètera la restitution finalisée du projet (CT = 55%). L’évaluation continue (CC) prendra aussi en compte l’implication de chacun tout au long du semestre (assiduité, ponctualité et participation active à l’atelier ainsi qu’à la journée portes ouvertes de l’ÉNSAB). L’évaluation en fin de semestre (CT) sera répartie comme suit : le projet et sa présentation devant un jury auquel participeront des personnalités extérieures (à hauteur de 40%) et la restitution soignée de l’ensemble des éléments produits (à hauteur de 15%) à l’issue du jury.
Les critères au regard desquels la proposition de projet sera considérée et évaluée sont au nombre de 5 :
- Des intentions argumentées, éprouvées, exprimées par tout médium (textes, dessins, images, maquettes, etc.)
- Une démarche prospective nourrie par la réflexion, des recherches et des expérimentations personnelles
- Une proposition architecturale démontrant des capacités à composer des univers mêlant matière et pensée
- Des représentations témoignant d’une sensibilité architecturale et de connaissances constructives
- La qualité de l’ensemble des éléments produits pour communiquer une proposition de projet et exprimer une manière d’envisager l’architecture (existante comme à venir).
Travaux requis
Nonobstant le fait que certains apports y seront dispensés, l’atelier sera le lieu où mobiliser et faire s’articuler les enseignements, les acquis et les expériences de l’ensemble des disciplines concourant à l’élaboration du projet architectural et urbain. Une participation active, créative, assidue et enthousiaste aux journées d’atelier est vivement souhaitée. L’élaboration du projet architectural et urbain mobilisera la pluralité des outils conceptuels et tangibles de l’architecte : textes, croquis, dessins, images fixes ou animées, maquettes, etc. Au sein de l’atelier, les idées devront pouvoir être partagées et mises en débat tout au long du semestre, afin d’être exprimées, expérimentées, argumentées, développées, dessinées, modélisées jusqu’à la présentation devant un jury et la publication qui s’en suivra.
E712 : Transitions J. Tournaire – Ecologies du mitoyen
Objectifs
ECOLOGIES DU MITOYEN
Ce semestre S7/S9 amorce une série de projections sur la métropole de Rennes, envisageant la réhabilitation anticipée de son patrimoine de la fin du XXe siècle voire du début du XXIe comme le levier de sa transition vers des manières d'habiter plus soutenables.
Contenu
RENNES MITOYENNE
Entre 1950 et 2000, la superficie urbanisée de la ville de Rennes a fait plus que doubler, passant de 1380 à 3121 habitant·es. Aux logements de masse des années 1950-60 succèdent rapidement des opérations moins denses concentrées au sein de ZAC mixtes et fortement végétalisées. A partir des années 1970 surtout, se déploient en série petits collectifs et maisons groupées, puis maisons individuelles en lotissement. Ainsi, ¼ des maisons individuelles de la métropole se situent au sein de la ville de Rennes et 53% de ce pavillonnaire a été construit entre les années 1970 et 2005. Il se distingue notamment de celui du reste de la métropole par la prédominance de tissus jointifs c'est-à-dire de formes d'habitations mitoyennes et continues.
Conçu pour se démarquer des grands ensembles, ce patrimoine incarne une forme d'utopie spécifique de la fin du XXe siècle sur la manière d'habiter la ville et sur la manière de faire la ville à partir du logement. Inscrit dans les réflexions nationales sur l'architecture et le logement issues du Plan Construction et du PAN (Programme d'Architecture Nouvelle), il instaure une vague de renouveau typologique repensant l'intérieur du logement mais aussi son imbrication avec une large offre d'équipements, de commerces et d'espaces végétalisés. Aujourd'hui englobé au cœur de la ville-archipel, il profite en plus de toutes les aménités métropolitaines dont les transports en commun.
Encore assez peu investies par la recherche, ces formes d'habitations individuelles denses ou mitoyennes des années 1970 à 2000, dont certaines ont déjà subi une vague de rénovation quand d'autres sont en attente de réhabilitation, présentent par les qualités sus-énumérées, de forts potentiels pour anticiper et projeter la ville post-carbone. Elles rencontrent en outre des problématiques qui leur sont propres comme le vieillissement conjoint du bâti et de leurs habitant·es avec une sous-occupation importante des logements. Ce semestre de master sera ainsi consacré à la réactualisation de leurs aspirations utopiques eu égard aux évolutions sociétales et climatiques en cours et à venir. Le studio de projet fera l'hypothèse que cette typologie d'habitat, telle que déployée au sein de Rennes, est la source d'une écologie urbaine singulière, une écologie du mitoyen. Il investira pour cela la mitoyenneté comme une échelle intermédiaire, entre l'individuel et le collectif, pouvant mener à la reconsidération des usages, de la gestion des ressources et des logiques de transformation du bâti.
La transformation de ces situations de mitoyenneté rennaise nécessite de prendre position sur une série de thématiques - MITOYENNETÉ, SÉRIES, CONFORTS, USURES, PRÉVOYANCES - étroitement liées aux caractéristiques intrinsèques de ces formes d'habitat. Ces thématiques sont une manière de penser conjointement des problématiques plus larges comme l'évolution des modes de vie, l'impact des révolutions technologiques sur l'habiter et l'habitat, la préservation de la biodiversité et du vivant en ville, etc. Selon les sensibilités de chacun·e, pourront ainsi être mises davantage en avant les dimensions sociologiques (évolution de la famille, du travail, questions du genre, du soin...), constructives ou techniques (les ressources, les matériaux bio-sourcés, la mise en œuvre, le remploi, la réparation...), écologiques (le vivant, la biodiversité...), de gouvernance (échelle du commun, reconsidération de la propriété...) etc.
DEROULEMENT DU SEMESTRE
Le semestre se déroule en six séquences : PORTRAITS, FABLES, ACCESSOIRES, EPAISSEURS, MOTIFS, PALLADIUM
Les deux premières séquences intitulées PORTRAITS et FABLES consistent en la délimitation et le dessin des situations de projets ainsi qu'en leur projection dans un futur lointain. Pour ces séquences, l'axonométrie, le collage, la photographie et l'écriture seront les médiums privilégiés.
Les trois séquences suivantes intitulées ACCESSOIRES, EPAISSEURS et MOTIFS concernent la conception de dispositifs transitionnels permettant de penser l'adaptation des habitations aux projections dépeintes dans les fables de la première séquence. Pour ces séquences, seront mobilisés la maquette, la photo de maquette et le dessin de détails.
Enfin, une dernière séquence intitulée PALLADIUM consiste en la compilation des éléments pensés jusque là de manière fragmentaire. Il s'agira notamment de réfléchir à un élément / un document permettant de garantir la durabilité des transformations dans le temps, en anticipant en outre l'horizon de leur obsolescence.
Mode d'évaluation
L’évaluation continue du travail donnera lieu à 2 restitutions intermédiaires (CC = 2 x 20%= 40%). Cette évaluation continue prendra également en compte l'implication de chacune tout au long du projet (régularité, participation aux corrections collectives...). L’évaluation en fin de semestre (CT) comptera pour 60% de la note finale et sera répartie comme suit : le projet et sa présentation devant un jury auquel participeront des personnalités extérieures (à hauteur de 50%) et la restitution de l’ensemble des éléments produits sous la forme d'un livret (à hauteur de 10%).
L'ensemble des travaux seront évalués selon cinq critères d'évaluation :
- Clarté des intentions, du processus et des protocoles
- Pertinence du récit par rapport au contexte territorial
- Qualités architecturales, spatiales, formelles et matérielles
- Qualités de la représentation des planches et des maquettes
- Qualités et pertinence du discours, maîtrise des notions employées
Travaux requis
TRAVAUX PERSONNELS
Axonométries, Photographies, Maquettes, Récits et dessins divers, journal intime
TRAVAUX COLLECTIFS
Compilation des travaux du semestre sous la forme d'un livret d'atelier
E712 : Traversées n°1 – S. Penfornis/J. Lafon
Objectifs
STUDIO VALLEEs
Atelier urbanisme et paysage
Equipe pédagogique :
Jeanne LAFON (ATR)
Sébastien PENFORNIS (VT)
L’atelier propose de mener une réflexion prospective sur le devenir d’un territoire fluvial situé le long de la Vilaine au sud de Rennes, entre Bourg des Comptes et Guipry Messac.
Nous souhaitons questionner le devenir d’un espace urbanisé situé en troisième couronne de la métropole Rennaise et qui est régulièrement soumis à des inondations.
Il s’agira de clarifier les enjeux liés à l’aménagement de ce territoire dans une perspective à moyen et long terme.
Le studio propose un cadre prospectif pour imaginer les futures mutations de ce territoire :
- Quel est le devenir du concept de ville archipel ?
- Comment combiner attractivité du territoire, proximité de Rennes Centre avec la présence de gares, densification urbaine et préservation des paysages ?
- Comment habiter avec le risque dans un territoire hydraulique et une géographie de vallées.
- Quelles adoptée pour le futur : retrait/déplacement des secteurs urbanisés situés en zone inondable ou protection / adaptation de l’existant ?
Notre approche s’appuiera initialement sur une reconnaissance de l’identité du grand paysage de la Vilaine et de sa géographie ainsi que des formes d’habiter ce territoire.
Quel sera le cadre de vie à imaginer en 2100 pour ce secteur ?
Comment anticiper, accompagner, orchestrer ces transformations ?
Quelles seront les capacités de résilience de ce territoire ?
Nous souhaitons explorer des pistes de projets à diverses échelles pour aboutir à la fabrique d’un artefact architectural, un objet démonstrateur en mesure d’incarner nos réflexions.
A l'issue d’une phase d’étude à l’échelle territoriale, urbaine et paysagère, il s’agira de faire émerger un espace de projet, dont l’échelle reste libre, pour ensuite définir un programme.
Nous proposons d’initier notre démarche de projet par une première phase d’analyse du territoire qui s’opère par une traversée des échelles, et dont l’objectif sera d’aborder différentes problématiques qui à la fois dépassent le cadre du projet architectural et qui, dans un même temps, vont en définir les conditions et esquisser les contours.
Les attentes pédagogiques de cet atelier sont les suivantes :
• Compréhension d’un territoire habité et de ses dynamiques de transformations, à la fois spatiales, socio-culturelles et temporelles.
• Mise en relation d’un site avec un programme.
• Fabrique d’une architecture située et ancrée dans son territoire.
Thématiques / mots clés
Porosité / imperméabilité
Ouverture / Fermeture
Artificiel / vivant
Marges –limites - frontières –
Ressources
Résilience / adaptation
Contenu
Objectifs et ambitions
Les différents travaux à produire durant le semestre seront réalisés en groupe, binôme et/ou personnel.
Nous voulons valoriser votre créativité et vous appuyer dans la démarche de projet. Nous attendons aussi de votre part une forme d’autonomie dans ce processus. Ce semestre s’inscrit dans la continuité de l’atelier de licence 3, Territoire et utopie, et nous souhaitons être surpris par votre capacité à vous engager dans le faire. Sous diverses formes, nous voulons soutenir les démarches exploratoires, promouvoir la recherche par le projet et initier les prises de risque.
Attentes
VOIR / COMPRENDRE / ARPENTER
- Lecture sensible du territoire parcouru et sa traduction par différents médiums : Cartographies maquettes, dessins, vidéos, textes…
- Reconnaissance et compréhension du contexte territorial et de ses enjeux.
- Identification des composants du paysage et des espaces habités.
FAIRE / EXPLORER / METTRE EN RÉCIT
- s’engager dans la fabrique d’une vision (spatiale, programmatique, politique) pour transformer un site.
. Choix d’ancrage et posture de projet dans un grand site.
. Articulation des enjeux liés au contexte et au programme.
. Cohérence de la démarche de projet.
- capacité à comprendre l'emboîtement des échelles et le phasage des actions à mener.
- Prise de risque et engagement.
REPRÉSENTER / COMMUNIQUER / DISSÉMINER
- Représentation et communication du projet.
- qualité, clarté et précisions des pièces graphiques
-Capacité à explorer des modes et des outils de représentation.
4 étapes / 15 séances
Temps 1/ Atlas 5 séances
Temps 2/ Imaginaires 2 semaines
Temps 3 + Temps 4 / vision + publication 8 semaines
Mode d'évaluation
CONTRÔLE CONTINU : 25% (Temps 1 + Temps 2)
L' investissement, la pertinence et qualité des réflexions et, les recherches,
la production hebdomadaire et la progression sont prises en compte dans l'évaluation des séquences.
T1_ATLAS 25% - Restitution cartographique ou plastique d'une vision du site (Analyse, enjeux)
T2_IMAGINAIRE 10 % - Identification d'un site d'intervention et création d'une petite architecture (dessins, maquettes, photomontages)
T3_VISION + T4 PUBLICATION 75 %
Présentation orale, pièces graphiques + maquettes + plans et coupes 1/200e
Travail collectif + individuel
Travaux requis
Contrôle continu : 25%
Temps 1/ fabrique d'un Atlas 5 séances : 15%
Temps 2/ Imaginaire : dessins, maquettes et photo montage 2 semaines : 10%
Contrôle terminal : 75%
Temps 3 + Temps 4 / vision : Projet (plans, coupes au 1/200 ème) + publication 8 semaines : 75%
E712 : Traversées n°2 (MOUI) – Véronique Zamant/Paul-Eric Schirr Bonnans
Objectifs
Désirs de territoires.
Habiter le risque,
pour faire territoire commun.
Le cas du territoire des Vallons de Haute Bretagne Communauté
À partir de la révision du plan local de l’habitat et dans le cadre d'un partenariat avec la communauté de communes Vallons de Haute Bretagne Communauté (VHBC) d’une part et avec la Région Bretagne d’autre part, cet atelier a comme objectifs pédagogiques :
L’élaboration imbriquée et prospective, d’une stratégie urbaine d'aménagement territorial et d’un projet architectural (stade esquisse), inscrit dans la réalité d'une commande et capable de la questionner. Le projet architectural est défini en lien avec la stratégie urbaine, donnant ainsi naissance à une architecture contextualisée. La programmation urbaine influence le devenir du tissu urbain et des formes bâties qui s’y inscrivent. Et inversement, le projet architectural influe sur le devenir du territoire au sein duquel il s’inscrit.
L’expérimentation critique, des étapes et codes de la conception en interaction avec les attentes des acteurs locaux. L’objectif est, dans une perspective professionnalisante, de rendre opératoire les orientations d’une MOA tout en imaginant des devenirs innovants. Les rencontres de terrain permettent à chaque étudiant d’être en contact direct avec les différents acteurs du territoire (élus locaux, commerçants, habitants, entreprises, milieux associatifs, architectes et paysagistes impliqués), de réfléchir aux outils et méthodes employés actuellement en matière d’aménagement et de questionner leur adaptabilité pour penser le territoire et l’architecture de demain.
La coopération interdisciplinaire par un travail de projet réalisé en équipe d’étudiants issus de champs universitaires variés (géographie, architecture, sociologie, droit, aménagement, urbanisme, etc). L’enjeu est de maintenir la co-conception du projet tout au long du semestre et d’aboutir à un projet final enrichi de la multiplicité des regards.
L’encadrement pédagogique sera assuré par Véronique Zamant (resp; architecte urbaniste) et Paul-Eric Schirr-Bonnans (co-resp; architecte) assistés de Jean-Marie Fournier (écologue).
Contenu
PARTENARIATS : Recherche et innovation en contexte péri-urbain.
Pour investir les champs de la recherche et de l’innovation sur l’habitat dans un environnement appelé à être résilient, un partenariat pédagogique a été formalisé avec VHBC d’une part et la Région Bretagne d’autre part.
Le territoire de la communauté de communes des Vallons de Haute-Bretagne forme depuis 2000 avec ceux de la CC Bretagne porte de Loire, le Pays des Vallons de Vilaine. En cohérence avec le SRADDET de la région Bretagne (2021) et ses modifications (2024 et 2026), la révision en 2025 du SCOT des Vallons de Vilaine place l’habitat comme un enjeu central au croisement avec ceux fonciers, énergétiques, climatiques et sociaux.
Dans cette perspective, VHBC travaille à la révision de son Plan Local d’Habitat (PLH) pour relever des défis qui reflètent la diversité des situations socioéconomiques composant son territoire : résidentialisation, vacance de l’habitat ancien, inadéquation de la taille et du prix des logements aux profils des habitants, vieillissement de la population, réduction de la consommation de foncier, ...
Cette diversité socio-économique se traduit par une pluralité d’activités et de typo-morphologies architecturales.
Son territoire est également caractérisé par une diversité de situations paysagères qui en font la richesse tout en démultipliant les défis environnementaux auxquels faire face : sécheresse, inondations, îlots de chaleur, appauvrissement des sols, ...
Au-delà d’objectifs d’aménagement, c’est à un défi de ménagement auquel se trouvent confrontés les acteurs locaux. Penser de nouvelles formes péri-urbaines de l’habiter devient le levier pour accompagner la mutation résiliente d'un territoire, pris d’une part entre des risques liés au climat et d’autre part une nécessaire évolution des modes d’habitat.
Ces paramètres géo-climatiques, socioéconomiques et fonciers imposent de réfléchir au devenir du territoire des Vallons de Haute-Bretagne et aux manières (formes et usages) de l’habiter.
Habiter autrement peut-il contribuer à regénérer des sols pour être résilient face aux risques climatiques ? Inversement, porter attention à la régénération des sols peut-il ouvrir à d’autres manières d’habiter ? Et finalement, partager la diversité des manières d’habiter le risque peut-il contribuer à faire territoire commun ?
Au regard de l'ensemble des éléments contextuels présentés, VHBC mesure l’urgence de repenser l’habiter au prisme des risques environnementaux, pour faire territoire commun. La révision du PLH permettra de poser un cadre clair dans lequel figureront les objectifs sociaux, économiques et fonciers en dialogue avec les composantes climatiques. L'atelier “Désirs de territoires” se présente dès lors comme une étape de cette réflexion territoriale partagée.
Dans le cadre de ce partenariat, le travail des étudiants (master Ensab & master Moui de Rennes 2) sera nourri par l’intervention de professionnels et par une enquête de terrain sur sites pendant deux jours. Il fera par ailleurs l’objet d’une valorisation et d’une restitution sous forme de publications.
Au travers de ce partenariat pédagogique, l’atelier de projet propose ainsi de confronter les étudiants aux problématiques contemporaines qui relèvent à la fois du territoire, de la ville et de l’architecture : densité, réversibilité, sobriété, ... Dans une mise en situation réelle, appelant de la part des étudiants une production sous la forme de projets paysagers, urbains et d’esquisses architecturales, cet enseignement vise à prospecter et à explorer un territoire en mutation, à bâtir des hypothèses d'intervention et à imaginer ses futurs possibles.
ENJEUX & HYPOTHESES : Prospective et utopie(s), au service des territoires
Outre la problématique de l’habitat et de la prise en compte des objectifs ZAN, l’atelier de projet “Désirs de territoires” accompagnera les étudiants dans une réflexion sur la mixité programmatique et la régénération des sols. Comment une réflexion sur l'habiter réversible et intensifié peut favoriser une régénération des sols et la résilience d’un territoire dont le futur est façonné par les effets du changement climatique. Pour apporter des pistes de réponse à cette problématique, les travaux des étudiants s’appuieront sur les caractéristiques du territoire de réflexion en reconnaissant la diversité des activités et usages, typo-morphologies et rapports au sol. Cette attention pour les sols et l’habiter devient le levier pour révéler VHBC comme territoire commun et partagé.
Ces axes thématiques orienteront le décryptage des outils réglementaires et opérationnels classiques de la fabrique des territoires pour dans un second temps expérimenter de nouvelles pratiques et méthodes d’aménagement favorisant des projets contextualisés, soutenables et durables.
Partant de l’hypothèse qu’incarner la transition socio-environnementale peut être appréhendé comme une opportunité pour inventer de nouveaux récits de territoires désirables, cet atelier devient le lieu d’élaboration de scenarii fictionnels permettant d’interroger l’évolution des modes de vie dans un contexte urbain, en posant des hypothèses critiques suivant une forme conditionnelle :
Si les crises sanitaires mondiales augmentaient la limitation des mobilités et que le télétravail se généralisait,
Si les crises énergétiques incitaient à des loisirs recentrés sur une échelle régionale voire locale,
Si la propriété foncière n’était plus le modèle dominant,
Si les filières des matériaux non renouvelables devenaient interdites,
Si l’évolution du climat transformait la Bretagne en lieu d’accueil des déplacés climatiques,
Si ls inondations, les submersions marines et le recul du trait de côte, accentuaient le repli des populations depuis les littoraux vers les intérieurs,
Si l’autosuffisance alimentaire et énergétique devenaient une injonction, …
Si le vivant et la terre-mère obtenaient des droits,
Si l’architecture était soumise au cycle de la matière vivante jusqu’à sa décomposition,
Si ...
… comment nos établissements humains, nos paysages, la gestion du foncier, la matérialité des projets construits et/ou rénovés, la densité, les dents creuses et les espaces publics, la gouvernance, ... s’en trouveraient-ils modifiés ?
Ces fictions « probables » invitent étudiants, élus, habitants et professionnels à se défaire d’une vision traditionnelle des territoires. Elles deviennent le levier pour se décentrer et se confronter aux profondes mutations en devenir, pour penser de nouvelles stratégies territoriales localisées et pour faire émerger des projets concrets, inventifs & partagés.
L’atelier aura pour objet la formalisation de ces « utopies concrètes ».1
PHASES
Le semestre d’atelier se structure en trois grandes étapes :
(1) Observer // Orientations
L’objectif de cette première étape est d’articuler perceptions subjectives, observations et connaissances pour construire un regard personnel et instruit sur le site et son territoire élargi. Les étudiants partent d’un diagnostic orienté et critique pour parvenir à la genèse d’une problématique de projet et formuler de premières intentions.
Cette étape comporte notamment :
Immersion collective in situ
Analyse sensible et diagnostic critique
SWOT et orientations
(2) Hériter // Vision & Figurations
Durant cette seconde étape, les étudiants partent de leurs intentions problématisées et des caractéristiques du territoire d’intervention pour élaborer, à partir d’un concept et d’un récit prospectif, des stratégies d’aménagement construisant les conditions du projet urbain puis architectural.
Cette étape comporte notamment :
Récit prospectif2 territorialisé
Énoncé du concept urbain en réponse à la problématique de projet
Stratégies d’aménagement
Schéma d’intentions urbaines
Identification des secteurs à enjeux ou élaboration de scenarii
> Rendu intermédiaire
(3) Inventer // Formalisations
Durant cette dernière étape, les étudiants formalisent leur projet paysager, urbain et architectural. Ils précisent leurs choix favorisant l’invention de nouveaux modes d’habiter les quartiers d’activité et de produire en ville.
Cette étape comporte notamment :
Prescriptions architecturales, urbaines et paysagères
Plan masse urbain
Esquisse architecturale
> Rendu final
Mode d'évaluation
Des présentations sont faites à chaque séance et partagées en format pdf sur un drive. Elles comprennent des capsules théoriques et la mobilisation de cas d’études sur les notions et la démarche transmises.
Mode d'évaluation
L’évaluation se fait individuellement et par groupe.
Chacune des évaluations fait l’objet d’un contrôle continu et d’un contrôle terminal répartis comme suit :
Note individuelle 40%
Assiduité, participation, implication 20% (CC1)
Analyse de références 20% (CC2)
Rendu final projet individuel 60% (CT)
Note de groupe 60%
Dynamique 10% (CC1)
Rendu intermédiaire 30% (CC2)
Rendu final 60% (CT)
Travaux requis
Les étudiants seront amenés à produire :
- un diagnostic critique et orienté permettant d’acquérir une connaissance fine du contexte territorial et de celui de la commande, à partir de l’identification et de l’analyse des caractéristiques matérielles et immatérielles qui constituent l'écosystème naturel, social, culturel, ... local.
- une analyse menée au croisement des échelles spatiales (de l’édifice au grand paysage) et temporelles (passé, présent, futur) pour mettre en débat les pratiques actuelles d’aménagement du territoire et leurs résultats
- un récit projectuel et prospectif (récit politique, social, environnemental et économique) basé sur un changement de paradigme sociétal fort. Ce récit fictionnel sert de toile de fond à la démarche de projet urbain, architectural et paysager.
- un concept
- des stratégies, intentions et scénarios permettant de spatialiser le récit fictionnel.
- un projet de transformation spatiale nourri des enjeux de la transition socio-environnementale et de la sobriété foncière, pour réinventer les manières d’habiter, de travailler et de produire en contexte péri-urbain, et pour renouveler le répertoire des formes bâties, urbaines et paysagères existantes.
Le détail des travaux à rendre, de leur format de restitution et des critères de notation est partagé en début de semestre en atelier.
E711 : Théorie de l’architecture
Objectifs
Théorie de l'architecture : Composition, non-composition / Dessins & desseins, approche didactique & exemples
Le cours cherche à aborder de façon la plus objective possible la question de la composition en architecture.
Il s'agira de replacer cette question premièrement au travers de la pensée de Leon Battista Alberti - qui insiste dans son traité en 1452 sur l'importance du dessin, conçu comme une opération mentale à mi-chemin entre dessin et dessein -, des ouvrages de Jacques Frédet et de Jacques Lucan sur la composition et la non-composition, et des écrits de Bernard Huet, savant connaisseur d'Alberti, sur le processus de projettation comme passage de l'idéation conceptuelle, dessein, à sa mise en forme, par le dessin.
- Comment passe-t-on de l'idée de projet à sa formalisation, à sa réalisation ?
- Par la composition, par la dé-construction, par la non- composition ?
- Par quels outils ?
- Selon quel(s) procédé(s) ou processus ?
Pour les étudiant.e.s de Master qui ont acquis une culture architecturale dans le cycle licence, il s'agit d'entrer dans la compréhension fine, dans la « substantifique moelle » d'une architecture, d'une ville, d'un espace public ou d'un jardin, pour appréhender de façon essentielle leur composition, ou absence apparente de composition, par le dessin, au delà des apparences, de l'image dudit bâtiment, ville, espace public ou jardin, de ses modes constructifs ou de ses épidermes.
Cette approche des édifices par le dessin doit permettre aux étudiant.e.s de comprendre qui l'a réalisé, à quelle époque, quels choix architecturaux l'architecte/ urbaniste / paysagiste a faits et quelles sont les conséquences de ces choix, quels effets il / elle a voulu produire.
La composition ou non-composition, revendiquée ou pas, met dans tous les cas en oeuvre des dispositifs spatiaux, constructifs, distributifs, lumineux, de parcours, essentiels, délibérément voulus par son architecte dans un temps, un espace et une histoire des idées donnés.
Pour projeter aujourd'hui en conscience et tenter de répondre aux enjeux de notre temps, l'étudiant.e de Master doit être capable de se situer dans ces temps, espaces et histoire des idées.
Contenu
Thèmes :
- Composition des édifices / villes / jardins
- Tracés générateurs et tracés régulateurs, principes harmoniques, métrologie
- Historicité des catégories architecturales
- Typologies de bâtis
- Archétypes constitutionnels en archi
- Limites spatiales : continuités / discontinuités
- Séquences d'approches, parcours, mises en scène
- Régularité / irrégularité / agrégation / organicité
- ...
Méthode d'analyse :
Dans son traité intitulé « De re aedificatoria » paru à Florence en 1452, traduit en français par « L'art d'édifier », Alberti insiste particulièrement sur l'importance du dessin, conçu comme une opération mentale à mi-chemin entre dessin et dessein : « en ce qui concerne le dessin, tout son objet et sa méthode consistent à trouver un moyen exact et satisfaisant pour associer et attacher des lignes et des angles grâce auxquels sera parfaitement compris et renfermé l'aspect de l'édifice. La fonction du dessin est donc d'assigner aux édifices une position appropriée, un nombre exact, un module convenable et un ordonnancement harmonieux, de manière à ce que toute la forme de l'édifice repose entièrement dans le dessin lui-même. »
La méthode d'analyse de la composition présentée dans le cours est directement issue du traité d'Alberti. Elle a été patiemment développée par Jacques Frédet, architecte enseignant à l'Ecole de Paris Belleville, et présentée dans le cadre de son cours intitulé « Théorie de la composition ».
La méthode est simplissime : il s'agit d'analyser la composition d'un bâtiment par le dessin, en se mettant dans la peau de l'architecte auteur-compositeur de l'oeuvre.
On redessine le projet par des tracés hiérarchisés, du général au particulier, avec un ordre de ces tracés.
A chaque tracé, systématiquement, on se pose trois questions :
- la position ou la topologie de l'espace considéré
- la configuration géométrique de celui-ci
- et enfin sa taille et ses proportions
conformément aux recommandations d'Alberti citées plus haut.
En répondant à ces questions et en nommant les tracés, on retrouve les choix compositionnels de l'architecte.
Exemples étudiés ( liste provisoire ) :
- Temple égyptien
- Jardins Villa d'Este, Tivoli
- Hôtel particulier baroque, Avignon, Jean-Baptiste Franque
- Théâtre et urbanisme néoclassique Nîmes, MA Meunier et Charles-Etienne Durand
- Les villes et leur recomposition / reconstruction ( Paris, Brest, Rennes ? )
- Villa Meyer, Charles-Edouard Jeanneret
- Pavillon de Barcelone, Ludwig Mies Van der Rohe
- Maison Fisher, Louis Khan
- Hôtel de Ville Säynätsalo, Alvar Aalto
- Casa da Musica, Remment Lucas Koolhaas
...
Mode d'évaluation
Disponible sur le Drive associé au cours
Mode d'évaluation
Rendu d'un dossier papier et numérique :
Production d'un dossier A3 paysage synthétisant l'Analyse de la composition d'un bâtiment choisi par le binôme d'étudiant.e.s.
Evaluation de la capacité par l'étudiant.e à synthétiser graphiquement et à l'écrit l'Analyse de la composition / non composition d'un bâtiment de son choix, représentatif d'un courant architectural.
Travaux requis
Production d'un dossier A3 paysage synthétisant l'Analyse de la composition d'un bâtiment choisi par le binôme d'étudiant.e.s.
- RÉALISER L’ANALYSE DE LA COMPOSITION D’UN BÂTIMENT / MORCEAU DE VILLE / JARDIN CHOISI
- MOTIVER CE CHOIX
- REPLACER SON ARCHITECTE DANS LA PÉRIODE HISTORIQUE CONSIDÉRÉE, DANS LE CONTEXTE DE LA PRODUCTION ARCHITECTURALE DE SES CONTEMPORAINS ET DANS SA PROPRE PRODUCTION ARCHITECTURALE, PAR UN TEXTE DE 2 PAGES MAXI
- ANALYSER les ITEMS SUIVANTS :
1) Masses bâties et intervalles non bâtis
2) Caractérisation des limites et degrés de perméabilité visuelle
3) Mode de distribution essentiel
4) Structure constructive et intervalles structuraux
5) Espaces répétitifs et espaces exceptionnels
6) Hiérarchies spatiales
7) Axialités et parcours séquentiels
8) Symétries / dissymétries et équilibres
9) Mesure et proportions
10) Qualités de lumières
11) Composition
12) Thèmes spatiaux
- EXPOSER EN QUOI CETTE PRODUCTION EST EXEMPLAIRE, OU NON, DE LA PÉRIODE CONSIDÉRÉE
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 2crédits | 24heures | 0heures | 10% |
Vincent
Jouve |
|||
E713 : Voyage d’étude
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 1crédits | 0heures | 36heures | 10% |
Anne
Bondon |
|||
E713 : Hybridations
Objectifs
Explorer le territoire d'une métropole européenne à travers des parcours, des rencontres, des visites présentant des bâtiments, des espaces publics, des lieux culturels stimulants pour les projets d'atelier de l'année.
Contenu
En octobre 2025, la ville d'Helsinki, en Finlande, est le support de cette exploration.
- Présentation de la ville, de son histoire et de son urbanisme avant le départ en voyage.
- sur place, 3 parcours urbains encadrés par les enseignants accompagnateurs
Mode d'évaluation
Intégré au contrôle continu de l'atelier.
Travaux requis
Rédaction d'un texte.
Choisir un espace qui vous a marqué lors de nos parcours à Helsinki. Dire en quoi ce dispositif est stimulant pour le projet d'atelier à venir en écrivant un court article entre 1500 et 2500 caractères articulant 2 ou 3 défis parmi les 10 défis de 'La ville pas chiante - Alternatives à la ville générique' d'Ariella Masboungi, Antoine Petitjean et 2 ou 3 concepts parmi les 9 concepts retenus pour présenter le domaine d'études 'Hybridations'.
Un soin particulier sera apporté à la sémantique des concepts retenus.
E713 : Instrumenter
Objectifs
La Triennale de Lisbonne constitue le contexte territorial et critique de ce semestre. Avec cette simple question « How heavy is the city ? », les commissaires John Palmesino et Ann-Sofi Rönnskog (Territorial Agency) cherchent à requestionner les contours de la « ville » et des forces qui la forment. Dans un contexte planétaire où la masse estimée de la technosphère (c’est-à-dire « l’ensemble des technologies déployées à grande échelle qui sous-tendent et permettent une exploitation rapide des ressources de la planète ») atteint plus de 30 trillion de tonnes, mesurer le poids d’une ville implique d’abandonner l’image d’une entitée humaine dense entourée d’un espace indéfini « non-humain » pour une nouvelle esthétique capable d’enregistrer l’action et l’empreinte d’une multitude d’entités co-habitantes. Selon John Palmesino et Ann-Sofi Rönnskog, la ville est ainsi davantage à définir comme « un vaste système en expansion, propulsé par la dynamique des combustibles fossiles » qui peut être situé autant dans la terre et les profondeurs que dans le ciel, les forêts, les montagnes, dans la « reconfiguration des biomes et les micro-plastiques présents dans presque tous les animaux », dans « la fonte des neiges éternelles et des glaciers » etc...
La Triennale explore cette question au travers de trois « Thought exhibitions » (Latour). La première, intitulée FLUXES, se concentre sur les intersections des espaces artificiels - les vastes flux de matériaux, d’énergie et d’informations qui soutiennent l’humanité - avec les cycles fragiles et complexes de la Terre. La deuxième, nommée SPECTRES, se concentre sur les technologies d’imagerie nécessaires pour comprendre l’impact des espaces humains sur la planète et la manière dont ils font écho aux structures impériales et coloniales d’extraction et de pouvoir. La troisième, intitulée LIGHTER, indique des possibles chemins au travers du trouble de la technosphère : comment rendre la ville plus légère ? Via ces trois perspectives, les commissaires espèrent ainsi réactiver l’architecture comme potentiel dispositif d’accommodation d’une multiplicité d’êtres vivants, comme mise en forme de cohabitations renouvelées.
Contenu
Arpentage collectif de Lisbonne suivant les différentes thématiques de la Triennale
Visite de la Triennale et temps d'échanges autour de son contenu
Arpentage individuel selon les thématiques des projets déployées en séquence 01
Mode d'évaluation
Cf. Séquence 02 de l'atelier de projet
Travaux requis
Cartographie manifeste collective
Récit et collage fiction
E713 : Transitions
Objectifs
Le voyage d'études du DE Transitions abordera différents thèmes croisés en fonction des contextes:
. L’histoire du développement urbain et des politiques publiques de la ville choisie.
. Les politiques actuelles face aux enjeux contemporains.
. Les singularités portées par ces villes en terme de lieux d’expérimentations urbaines et/ou architecturales au XXe siècle.
. Les projets de requalification urbaine et de réhabilitation architecturale exemplaires
. L’influence du climat, des ressources matérielles, des savoir-faire etc... sur le projet architectural : expérimentations et enseignements
Contenu
- VISITES GUIDÉES
. Déambulations urbaines
. Visites de projets historiques et contemporains
. Visites de lieux de production de ressources locales et de valorisation de savoir-faire
- CONFÉRENCES SUR DES THÈMES PROPRES AU VOYAGE ET RENCONTRES AVEC DES ACTEURS DU TERRITOIRE EXPLORÉ
- SÉANCES DE CROQUIS / MATÉRIEL À EMMENER SUR PLACE:
. Carnet de dessin (de préférence format A4 - pas de trop petit format svp) pour pouvoir prendre des notes et dessiner.
. Matériel pour dessiner de votre choix.
. Carton à dessin A3 avec quelques feuilles de croquis pour se laisser la possibilité de dessiner en grand (feuilles croquis A3 ou demi-raisin max).
Mode d'évaluation
Carnet de l'ENSAB présentant le déroulé du voyage, à l’usage exclusif des étudiants du Domaine d’études TRANSITIONS
Mode d'évaluation
SÉLECTION DE PAGES DES CARNETS ET DES DESSINS PRODUITS SUR PLACE AU QUOTIDIEN
Ce carnet personnel pourra contenir tous vos dessins de voyage, ceux témoignant des œuvres visitées comme ceux saisissant les ambiances de la rue, d'un café, d'un marché, etc par lesquels vous seriez passés durant les temps libres proposés.
Ceci requerra:
. Une tenue rigoureuse de votre carnet de voyage
. Une prise de notes soignée et hiérarchisée
. Une observation attentive des lieux visités traduite par le dessin et les outils de représentation (plan, coupe, perspective, axonométrie, schémas).
Travaux requis
- LECTURES PRÉPARATOIRES AU VOYAGE
Il est demandé aux étudiant.e.s d'explorer la bibliographie proposée en début de semestre et de s'immerger dans le contexte de la ville choisie pour voyage d'étude préalablement au séjour.
E713 : Traversées
Objectifs
Développer sa culture architecturale, urbaine et paysagère
Approcher les emboîtements d’échelle par l’expérience in situ
Documenter un projet et le transmettre par l’écrit, l’oral, et le dessin.
Contenu
Pour l’année 2025-2026, le voyage d’étude du DE Traversées aura lieu à Emscher Park dans la vallée de La Ruhr en Allemagne.
Emscher Park est situé en Rhénanie du Nord, Westphalie.
Ce parc s’étend d’ouest en est, de Duisbourg à Dortmund sur une centaine de kilomètres, suivant deux affluents du Rhin : la Ruhr, au sud et l’Emscher, au Nord.
Ce territoire dans son ensemble est à comprendre comme le résultat d’une volonté politique régionale visant à restructurer une région industrielle en déclin vers une nouvelle cohérence économique, sociale, culturelle, écologique et spatiale.
À l’instar du Parc Naturel Régional Rance Émeraude qui fait l’objet des ateliers de projets du DE Traversées, l’Emscher Park se définit autant comme entité géographique que comme outil de gouvernance. En rassemblant les différents acteurs du territoire autour d’objectifs communs, ce dispositif a permis la planification de changements structurels de large échelle articulant la reconversion et la mise en valeur du patrimoine industriel, la restauration écologique des systèmes fluviaux, la mise en place de nouveaux modes de déplacements doux et une nouvelle orientation économique et culturelle pour la région. L’ensemble est structuré par une vision commune fondée sur l’identité du Parc et sa lisibilité spatiale. Cette stratégie s’oppose à celle de projets de reconversion réalisés au coup par coup : ici, chaque projet architectural,culturel, économique ou paysager s’inscrit dans une même vision et peut bénéficier par la même d’importantes levées de fonds.
En progressant dans le parc depuis Essen jusqu’à Duisburg et Bochum, le voyage sera l’occasion de comprendre l’articulation des échelles du territoire, du détail (stratégies de végétalisation de voies ferrées, traitements de sols, matériaux employés) jusqu’au grand territoire et au grand paysage (cohérence entre les différents sites, voies cyclables, succession de terrils et de sites culturels, programmation artistique à large échelle, restauration écologique des cours d’eau) en passant par l’échelle du projet architectural (comme la reconversion du site industriel de Zollverein, le réaménagement des grands ports fluviaux ou la restauration d’anciennes habitations ouvrières et de cités-jardins).
Le voyage aura lieu du 13 au 18 octobre, déplacements inclus :
Jour 1 : Rennes>Paris>Essen
Jour 2: Gelsenkirchen
Jour 3: Duisburg
Jour 4: Bochum>Herne
Jour 5: Essen
Jour 6: Essen>Cologne>Paris>Rennes
Mode d'évaluation
Carnet de voyage constitué collectivement
Mode d'évaluation
Carnet de voyage dessiné à rendre à votre retour à vos enseignants d’atelier de projet.
Travaux requis
Contribution à la préparation du voyage : documentation d’un site pour le carnet de voyage
Réalisation d’une visite sur le terrain
Compléter le carnet de voyage in situ par une série de dessins