École
Chiffres
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne en quelques chiffres :
- 660 étudiants,
- 45 professeurs, maîtres de conférences ou maîtres de conférences associés,
- 30 enseignants contractuels,
- 38 agents administratifs, techniques et de service.
Histoire de l'ENSAB, un ancrage territorial de longue date
L’école d’architecture de Rennes a ouvert ses portes en 1905, rattachée à l’école régionale de Beaux-Arts. En 1968, la réforme nationale de l’enseignement de l’architecture mène à la séparation des beaux-arts et à la création de l’unité pédagogique (UP) d’architecture de Rennes qui deviendra en 1984 l’école d’architecture de Bretagne.
En 1978, les écoles d’architecture passent de la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication à celle du ministère de l’Équipement, jusqu’en 1995 où elles reviennent dans le giron du ministère de la Culture.
En 1986, l’école acquiert l’autonomie d’établissement d’enseignement supérieur régional puis devient en 2005, l’école nationale supérieure d’architecture de Bretagne (ENSAB), établissement public national à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie pédagogique et financière, placée sous la double tutelle du ministère de la culture et de celui de l’enseignement supérieur, de la rechercher et de l’espace (MESRE).
La recherche s’installe à l’école en 2003 en la dotant d’un laboratoire, le GRIEF.
L’école s’implante en 1990 sur le site qu’elle occupe toujours aujourd’hui, à proximité du centre-ville de Rennes, dans des bâtiments de grande qualité, construits par l’architecte Patrick Berger et labellisés Architecture contemporaine remarquable en 2024.
Une architecture contemporaine remarquable
Depuis 1990, l’école nationale supérieure d’architecture de Bretagne (ENSAB) est installée dans un ensemble architectural remarquable, conçu par l’architecte Patrick Berger, Grand prix nationale de l’architecture.
Implantés sur un site exceptionnel en bordure du canal d’Ille-et-Rance et de l’Ille, à deux pas du centre-ville de Rennes, ses bâtiments dialogue harmonieusement avec l’environnement urbain et paysager qui l’entoure.
Le projet de Patrick Berger intègre un bâtiment préexistant, une ancienne manufacture de 1884, située boulevard de Chézy, auquel il adjoint une extension contemporaine, qui suit la courbe de l’Ille, côté rivière.
Le bâtiment historique et les deux pavillons qui l’encadrent abritent les services administratifs et le centre de documentation de l’école. Ces éléments forment la base de la composition architecturale à partir de laquelle Patrick Berger joue de la symétrie, du décentrement et de l’articulation complexe des différents espaces qui composent l’école.
L’extension qui héberge les ateliers suit la courbure de l’Ille. Construite en bois avec des refends de béton bruts de huit mètres de haut, elle est posée sur un socle en granit qui abrite le parking. Les ateliers répètent chacun le même module. Ils sont desservis par une coursive vitrée. Leurs portes opaques encadrées de fines ouvertures vitrées laissent passer le regard. Une fois à l’intérieur, la lumière joue entre la grande baie vitrée donnant sur la rivière, l’ouverture zénithale et les petites baies qui s’entrouvrent vers le bâtiment 19ème à partir de la mezzanine. Le bardage extérieur en iroko, aux lignes précises soulignées dans des cadres en laiton, confère au bâtiment une élégance rigoureuse. Ce bardage a été entièrement rénové en 2018, préservant ainsi l’éclat du projet initial.
Lieu de rencontre et de passage, où se croisent chaque jour étudiants, enseignants, personnels administratifs, le grand hall relie symboliquement le bâtiment historique et les ateliers. Il incarne le cœur et l’esprit collaboratif de l’école.
Entièrement vitrées sur sa façade ouest et en rez-de-chaussée à l’est, les parois laissent filer le regard. La toiture supportée par quatre poteaux permet de suspendre le double mur à l’intérieur duquel vient se glisser un escalier et sur lequel s’accroche une passerelle.
Au centre de la parcelle de l’ENSAB, la salle des maquettes, vitrée sur trois côtés, illustre le principe du plan libre. Son toit, dont la charpente en bois repose sur quatre poteaux métalliques en retrait, libère l’espace et offre une lumière généreuse. Cet espace magnifique accueille les étudiants tout au long de leur cursus dans la réalisation de leurs projets.
Déclinant le bois, le béton et le granit, Patrick Berger a privilégié une écriture architecturale sobre, pour mettre en valeur la matière et la lumière. Son projet se révèle progressivement par la dissociation des éléments tectoniques, revendiquant ainsi une architecture retenue, où chaque détail compte
Cette réalisation, reconnue pour ses qualités architecturales, a été labellisée « Architecture Contemporaine Remarquable » en 2024 par le ministère de la Culture.