CULTURES ARCHITECTURALES ET URBAINES
available in englishE521 : Histoire et théorie des doctrines de restauration
Contenu
Cet enseignement explore l’évolution de la notion de patrimoine et les questionnements qui l’entourent, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours. L’objectif principal est de sensibiliser les étudiant.e.s au rapport à l’existant et à l’impact des interventions humaines sur les monuments historiques afin de les préparer à une pratique réfléchie et contextualisée du patrimoine. Le cours débute par une séance introductive sur les définitions fondamentales de la restauration architecturale. Il met en lumière les débats, discours théoriques et chantiers exemplaires qui ont marqué les premières réflexions sur la préservation du patrimoine, tels que le musée des Monuments Français, la restauration de Saint-Denis, et la création de la Commission des monuments historiques de 1837.
Le cours se poursuit avec une analyse approfondie des doctrines d'Eugène Viollet-le-Duc et de John Ruskin, ainsi que des concepts de restauration critique et de conservation. Au siècle suivant, les théories développées par Aloïs Riegl et Camillo Boito et l’élaboration des chartes d’Athènes et de Venise permettent d’insister sur les pratiques contemporaines. Le cours se penche également sur l’évolution de la préoccupation pour le contexte urbain, telle qu’observée dans les mouvements post et néo-modernes de la fin du XXe siècle. Enfin, le rôle des institutions internationales telles que DOCOMOMO et l'ICOMOS sera aussi abordé dans la définition des normes actuelles. Les cours sont ponctués d’études de cas qui illustrent les principes discutés dans une perspective pratique du chantier de restauration.
Mode d'évaluation
Examen terminal sous la forme d'une dissertation (2h)
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 1crédits | 24heures | 0heures | 30% |
Mohammed
Hadjiat |
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E522 : SHS : Espaces publics (CM)
Objectifs
En ville, les espaces publics appartiennent à la catégorie des biens communs. Ils relèvent du domaine public en ce qu’ils permettent des usages collectifs, sont librement accessibles et gratuits. Pourtant, l’espace public est aussi un espace d’épreuves : contrôle d’accès, privatisation, marchandisation, domination de genre, différenciation d’appropriation et d’usages. En cela, il constitue une vitrine des mécanismes sociaux générés par la ville que l’anthropologue Marion Segaud définit comme « un agrégat d’individus plus ou moins dense, issus de cultures différentes et qui doivent cependant apprendre à vivre ensemble sur un même territoire ». L’objectif de ce cours est donc de réfléchir à la qualification, aux rôles et aux évolutions de ces espaces dans leur concours au « vivre-ensemble ». Pourquoi faut-il distinguer l’espace public des espaces publics ? Comment ces espaces du public ont-ils évolués jusqu’à aujourd’hui ? Quelles tensions les traversent ? Quelles populations les utilisent ou en sont exclues ? Quels enjeux sociaux, sociétaux ou philosophiques sous-tendent leur conception, leur fabrication et leur gestion ? Quels facteurs économiques et politiques concourent à leur multiplication ou, au contraire, à leur restriction ? Pour répondre à ces questions, ce cours mobilisera plusieurs apports : celui de la philosophie politique, de la sociologie urbaine, de la géographie, de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire.
Contenu
Le cours se compose de 12 séances qui auront lieu les mardi après-midi de 15h à 17h, de septembre à décembre. Il se scinde en deux temps principaux : le premier temps ( jusqu’aux vacances d’automne) présentera les différentes approches théoriques et problématiques de l’espace public en rappelant les définitions et les débats qui ont été prêtés à ces espaces depuis la philosophie, la sociologie, l’urbanisme et l’architecture. Par-là, nous verrons comment l’espace public s’est fait le terrain d’enquêtes cruciales afin de comprendre l’usage et les dérives dont ces espaces ont peu à peu fait l’objet. Dans ce temps, nous nous intéresserons également à l’évolution de leur fonction, à leur spatialité, aux différents usages, pratiques et représentations qu’ils cristallisent, mais aussi aux dynamiques de ségrégation, d’entre-soi, de relégation qu’ils peuvent servir.
Après ce premier temps visant à problématiser l’espace public, un second temps (après les vacances d’automne), visera à explorer plusieurs questions contemporaines qui entourent ces lieux. Nous aborderons ainsi la questions des affects et des sentiments qui se forment autour de ces espaces, la question des minorités de genre, de la perception et du rôle de l’espace public en dehors de la ville, la question du numérique ou encore celle de la participation citoyenne qui contribue aujourd’hui à la fabrique et au contrôle de ces lieux.
Les cours croiseront ainsi des apports théoriques avec la présentation de cas d’étude. Ils compteront également sur la réalisation de plusieurs exercices sensibles ainsi que des rappels communs des notions abordées. Une bibliographie des travaux énoncés sera distribuée en fin de chaque séance. Enfin, un ou une invitée sera proposée dans le semestre.
Mode d'évaluation
Evaluation contrôle terminal
Présence et assiduité aux cours hebdomadaires obligatoires. Examen écrit individuel final de 2h de restitution des connaissances.
Travaux requis
Relecture des notes de cours. Lecture des articles proposés en bibliographie. Réalisation des exercices demandés
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 1.50crédits | 24heures | 0heures | 35% |
Lise
Gaillard |
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E523 : Urbanisme
Objectifs
L’objectif de cet enseignement est d’initier les étudiants à la théorisation de l’urbain pour
décrypter les cadres de production et d’évolution des espaces urbains et territoriaux
contemporains mais également pour considérer ces derniers comme contextes épistémiques
indépendants.
Il propose d’envisager l’articulation entre théories et doctrines avec stratégies et pratiques
comme autant de manières de faire (la) ville. Cet enseignement constitue ainsi un préambule au
versant opérationnel de la fabrique urbaine et territoriale.
L’attention particulière portée aux configurations d’acteurs permet une historicisation de ces
manières de faire (la) ville et des espaces urbains et territoriaux en résultant, quand celle portée à
la circulation de modèles et leurs traductions locales invite à questionner l’internationalisation du
faire (la) ville.
Les dynamiques paysagères et patrimoniales permettent finalement de replacer ces
questionnements face aux enjeux contemporains de transition.
Ce cours magistral, qui vient directement nourrir une démarche de conception du projet urbain, à
l’interface entre ville et architecture, dialogue également avec le cours de sociologie au semestre
cinq sur les espaces publics, que celui d’histoire urbaine (XIXème-XXème siècles) au semestre
quatre ou celui de droit et d’économie du projet au semestre huit/neuf.
Contenu
Après un rappel des conditions historiques de l'avènement de l'urbanisme comme discipline, le
contexte contemporain de la fabrique urbaine et territoriale est dressé, pour dans un troisième
temps décrypter des enjeux contemporains de la transformation de nos environnements.
Des cas d'études nationaux ou internationaux, représentatifs de transformations urbaines ou
territoriales majeures, sont envisagés comme des postes d’observations à partir desquels le trinôme
“temps-acteurs-échelles” est décrypté afin de saisir la complexité du fait urbain entre théories,
doctrines, stratégies, pratiques et morphologie.
Les thèmes abordés reprennent les enjeux contemporains de transition socio-environnementale
dans la fabrique urbaine et territoriale.
Au-delà de son caractère magistral cet enseignement se veut un espace de participation et de
questionnement en séance pour favoriser une approche réflexive et critique des situations analysées.
Dans cette perspective, des dispositifs pédagogiques autres que l’exposé magistral pourront être mis
en œuvre.
Mode d'évaluation
Extraits de films/documentaires/entretiens ; bibliographie ; visuels cartographiques et
photographiques
Les supports visuels utilisés en cours seront transmis aux étudiants à la fin de chaque chapitre.
Mode d'évaluation
Réalisation d’une fiche de lecture (non noté)
Contrôle individuel des connaissances par examen écrit
Travaux requis
Fiche de lecture sur un ouvrage au choix
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 1.50crédits | 24heures | 0heures | 35% |
Véronique
Zamant |
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