PROJET D’ARCHITECTURE
available in englishE612 : Projet d’architecture
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 12crédits | 0heures | 112heures | 70% |
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Valérie
Lebrun Sébastien
Penfornis Julia
Tournaire Véronique
Zamant
+ 2 Julie Flohr
Marie Taveau |
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E612 : Groupe 1 : V. Lebrun, M. Taveau, S. Penfornis : Topotype
Objectifs
Objectifs
- reconnaissance et compréhension du contexte urbain, paysager, géographique et des enjeux associés à ce territoire.
- capacité à explorer des modes de représentation adressés aux échelles d’analyse et aux thématiques.
- capacité à comprendre, déconstruire et présenter à un groupe élargi les grands principes et orientation d’un projet d’urbanisme.
- s’engager dans la fabrique de la ville et de proposer une vision (spatiale, programmatique, politique) pour transformer un site
- Qualité de l’ancrage et de la posture de projet den relation avec son contexte.
- Articulation des enjeux liés au contexte et au programme
- Cohérence de la démarche de projet
- capacité à comprendre l'emboîtement des échelles et le phasage des actions à mener
- Représentation et communication du projet
- Prise de risque et engagement
Contenu
TERRITOIRE ET UTOPIE
Et si l’espace pédagogique de l’atelier était celui d’une rencontre entre un site et un imaginaire ?
La notion de territoire sera ici abordée par la traversée d’une ancienne infrastructure ferroviaire du nord au sud de la Bretagne.
Nous envisageons la reconnaissance d’un possible projet d’aménagement en imaginant que ce réseau ferroviaire Nord / Sud soit l’infrastructure majeure reliant 2 gares LGV : Saint Brieuc et Auray.
Nous nous focaliserons sur le secteur de Saint-Brieuc et plus précisément sur le port du légué et sa vallée, en imaginant la réactivation de ce tracé ferroviaire.
Comment cette géographie complexe peut elle nous servir de support et de fondation pour imaginer des processus de transformation à la fois urbain, paysager qui intègrent les questions liées aux dérèglements climatiques ( montée de eaux, réchauffement, épuisement des ressources) ?
Il s'agira aussi de jouer avec la réalité topographique de ce grand paysage pour proposer des scénarios innovants pour inventer la ville de demain.
La notion d’utopie s’appuiera sur la mise en récit d’une société qui travaille 3 heures par jour, comme énoncée dans le roman d’Hadrien Klent (La paresse pour tous).
Comment cette nouvelle réalité peut-elle redéfinir les contours de l'aménagement du territoire, nos modes de vie et d’habiter à l'horizon 2100.
L’utopie pourra s’incarner aussi dans les outils ludiques à tester au sein de l’atelier. Collages, maquettes sensibles seront au service de la fabrique d’un imaginaire au cours du processus de projet.
Topotypes : le sol comme fondation, ressource et programme
Nous reconnaissons le sol, sa fertilité et sa géologie comme des ressources sur lesquelles se fondent et se construisent des récits communs
Ces trois aspects sont les fondements de notre pédagogie, le terrain en tant que programme et ressource, comme fondation sur la façon d’articuler l’habiter avec le territoire.
« Topotypes » propose d’initier les étudiants/tes dans une démarche prospective, multiscalaire et pluridisciplinaire qui se concentre sur l’étude d’un large territoire habité en transformation.
En reconnaissant le paysage comme une forme d’urbanisme et une infrastructure, « Topotypes » explore différents modus operandi pour participer à accompagner et orchestrer les transformations territoriales en cours et à venir.
LES 3 ETAPES DE L'ATELIER :
Temps 1 ATLAS
4 séances
visite de site le 06 MARS 2025
travail en groupe ( 4 personnes)
Travail d’analyse du territoire, de sa géographie et de ses composants paysagers, urbains et infrastructurels
outils à solliciter : cartographies
rendu 1 / 19 mars 2026
Temps 2 MODÈLES
3 séances
rendu 2 / 10 avril 2026
Travail d’analyse en binome
Comprendre :
Pratique d’un urbaniste, architecte , paysagiste ?
Contexte géographique, socio économique et historique
Inscription dans un contexte urbain /paysager
Densité ?
rapport espace ouvert / espace bâti
relation entre programme et formes urbaines
typologies d’habitat (épaisseur / hybridation des programmes, parking)
échelle et identité des espaces publics
20 PROJETS URBAINS seront proposer au choix des étudiants
Temps 3 VISION
8 séances
Travail individuel
élaborer une vision urbain et paysagère en abordant l’ensemble de ces étapes :
1 - DIAGNOSTIC ET ORIENTATIONS
2 - SCENARIOS : le temps des possibles
rendu 1 et 2 le 15 mai 2026
3 - APPROFONDISSEMENT
pré rendu final le 29 mai 2026
rendu final le 12 juin 2026
Il s’agira d’explorer le métabolisme d’un site en imaginant un quartier,
nouveau cadre de vie dans une dimension prospective :
Comment habiter ce territoire en 2100 ?
Quelles seront les formes urbaines et densités à proposer en 2100 ?
Quelles seront les programmations à imaginer sur les deux sites de projet ?
Comment concevoir des espaces publics structurants pour le quartier ?
Quel phasage à imaginer pour orchestrer ces transformations ?
Comment répondre aux enjeux sociétaux et climatiques de demain ?
Mode d'évaluation
T1_ATLAS 15 %
CONTROLE CONTINU : 20 % (investissement, pertinence et qualité des réflexions et, recherches,
production hebdomadaire, progression)
réalisation et suivi hebdomadaire d’un carnet de bord A3
RENDU : 80 % (présentation orale, pièces graphiques )
Travail collectif
T2_MODELE 15 %
CONTROLE CONTINU : 15 % (investissement, pertinence et qualité des réflexions et, recherches,
production hebdomadaire, progression)
réalisation et suivi hebdomadaire d’un carnet de bord A3
travail en binome
T3/ VISION 70 %
Présentation des travaux fin semestre :
supports physiques et digitaux, maquettes et carnet de recherche
travail individuel
date : 12 et 13 juin
CONTROLE CONTINU : 20 % (investissement, pertinence et qualité des réflexions et, recherches,
production hebdomadaire, progression)
réalisation et suivi hebdomadaire d’un carnet de bord A3
RENDU : 80 % (présentation orale, pièces graphiques + maquettes)
Travail individuel
Travaux requis
3 étapes :
Temps 1/ ATLAS
4 séances dont 1 visite de site
rendu T1 / 19 mars 2026
Temps 2/ MODELES
3 séances
Rendu T2_10 avril
Temps 3/ VISION
8 semaines
Rendu T3 12 juin
E612 : Groupe 2 : V. Zamant, J. Tournaire, J. Harmand, R. Fusari : Toponyme
Objectifs
TERRITOIRES ET UTOPIES
« Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas ».
(Oscar Wilde, L'Ame de l'homme sous le socialisme,1891)
Rapprocher « territoires » et « utopies » provoque une collision dialectique entre deux termes chargés de polysémie. Ce choc volontaire encourage l’adoption, pour ce dernier semestre de licence, d’une attitude réflexive commune nourrie des débats relatifs aux notions de territoire et d’utopie.
Ensemble, les ateliers “Toponyme” et “Topotype”, proposent une démarche pédagogique circulaire interrogeant dans un double mouvement le territoire à l’aune de l’utopie et inversement, l’utopie à la mesure du territoire. Ainsi, « Topotype », procédera du territoire vers l’utopie tandis que « Toponyme », procédera de l’utopie vers le territoire.
« Toponyme »
Ce semestre de clôture de la licence permet à chaque étudiant·e de démontrer les acquis des semestres précédents en les articulant à son imaginaire et son esprit critique, fondateurs d’une posture engagée, indispensable en master. Ces acquis seront complétés par les outils, représentations et discours propres aux enjeux territoriaux et paysagers.
Nous considérons que construire un territoire par l’utopie est l’occasion de s’éloigner d’une entrée contextuelle pour questionner en profondeur ces deux notions en osant proposer des définitions personnelles, forcément imparfaites. Chaque étape de ce semestre sera l’occasion de construire et préciser l’entendement que chacun·e en a.
Désignant usuellement les noms propres attribués aux entités géographiques, l’appellation “Toponyme” rappelle l’importance de nommer. Un territoire existe aussi par les noms qu’on lui donne, des noms qui participent de la mémoire collective des lieux, qui renvoient à des imaginaires partagés.
Explorer
La dimension exploratoire, qui caractérise ce semestre et en constitue un critère d’évaluation, prend place selon diverses modalités :
Les conversations (cf. Synopsis et calendrier) sont des temps d’échanges entre enseignant·es et étudiant ·es, sur un sujet impulsé par un·e enseignant·e. L’enjeu est que chacun saisisse combien les débats autour des notions d’utopies et de territoires sont anciens, divers et non consensuels.
Le partage de questionnements et de suggestions sur les protocoles proposés.
L’implication personnelle dans le choix des références à analyser.
Objectifs pédagogiques
recherche, culture générale, culture visuelle, lecture sensible du territoire rechercher/explorer
scénarisation, construction d’une fiction hors-sol, mise en récit d’une intervention (programme)
synthèse entre approches hors sol et sur terrain, entre les notions d’utopie et de territoire
cadrage de notions (utopie, territoire) à partir de références et du terrain problématiser/synthétiser
capacité de représentation visuelle et orale partager/communiquer
positionnement individuel, engagement, prise de parti, prise de risque revendiquer/affirmer
mobilisation des acquis de la licence convoquer/valoriser
apprentissage d’outils (cartographie, atlas, transect, collection, tableau analogique, ...), de démarche (imbrication scalaire, lecture sensible, analyse paysagère …) et de notions (territoire, utopie) acquérir
Contenu
Le semestre comporte deux phases :
(i) Déployer une utopie
Le travail d’atelier commence avec une première grande phase consistant en la construction, par groupe de deux, d’une utopie. Tout au long de cette phase, des références (textes littéraires, projets d’architecture, projets urbains, paysagers, ainsi que productions/réalisations artistiques) en lien avec les notions d’utopies et de territoire sont mobilisées pour initier un travail transcalaire allant du grand territoire au petit territoire, voire au territoire secret, intime et inversement. Les références, regroupées en 4 figures - Artéfacts corporels, Demeures, Infrastructures, Îles - sont différenciées par leur rapport aux notions d’utopie et de territoire.
(ii) Révéler un territoire.
Cette seconde phase, qui se réalise en binôme et individuellement, vous invite à travailler la rencontre entre votre utopie et le site d'atterrissage que vous allez choisir sur le territoire de la ville de Saint-Brieuc. Cette rencontre nécessite de reconnaître l’existence d’autres territorialités et entraîne la fabrique d’un nouveau territoire en tant que résultat de la projection utopique dans un lieu1 (NORBERT-SCHULZ, 1979).
L'objectif est de considérer comment la rencontre, entre un lieu et des réflexions utopiques, peut “faire territoire”. Ainsi il s’agira de considérer comment un site permet de délimiter, voire clore cette pensée utopique, ou de l'ouvrir et de la redéployer et inversement comment cette dernière confère une territorialité au site.
Tout au long de cette phase, ce sont les caractéristiques du site et de ses échelles d’analyse et l’élaboration de protocoles2 qui vont orienter la rencontre. D’une part, ce ne sont plus des références littéraires, plastiques ou projectuelles qui sont convoquées mais les composantes sociales, organisationnelles et matérielles du site, à différentes échelles. D’autre part, les protocoles ne sont plus donnés mais à inventer.
La séquence 5 / DOCUMENTER / vise la compréhension du territoire de Saint-Brieuc Elle nécessite l’élaboration de protocoles de collecte pour prendre connaissance des composantes du site élargi identifié au sein du territoire et à partir du périmètre choisi, puis pour identifier au sein de ce périmètre le site d’atterrissage du projet utopique et enfin y relever des données informatives.
La séquence 6 / DISPOSER / permet de restituer les données collectées au prisme d’une classification (protocole de classification) qui peut révéler, par l’identification de lignes de force (DELEUZE et GUATARRI, 1980) , des récurrences mais aussi des dissonances, tout comme des analogies ou des dissemblances.
La séquence 7 / RE-INCARNER / travaille la rencontre entre le projet utopique et le site à partir de protocoles d’imbrication permettant de détailler les conditions et les effets de cette rencontre (confrontation, collision, contamination, fusion, enchevêtrement, …). Elle révèle les effets du site sur le projet utopique et inversement les effets du projet utopique sur le site. Elle amène à repenser la forme du projet utopique (cf. séq. 3) au prisme des effets identifiés précédemment.
L’évaluation de la phase 2 prendra en compte le travail continu tout au long des séquences et le rendu clôturant la phase. Ce rendu comportera la reprise des éléments produits en séquence 3 (texte, dessins, maquette, photos de maquette) ainsi que la réalisation d'éléments complémentaires.
Mode d'évaluation
Note phase 1 (20%);
Note phase 2 (20%);
Note rendu final (60%)
Chacune de ces notes prendra en compte votre implication continue au fil des séances.
Travaux requis
Dessins
Maquettes
Photos et textes
(détail voir synopsis de l'atelier accessible sur le OneDrive)
E612 : Groupe 3 : Julie Flohr : L’architecture du jour d’avant
Objectifs
L'architecture du jour d'avant
Dans « L'architecture du jour d'après », Toyo Ito fait état de son repositionnement d'architecte suite aux triples évènements dévastateurs (séisme, tsunami, accident nucléaire) de 2011 dans le nord-est du Japon.
L'atelier du « jour d'avant » est celui qui considère l'utopie comme le moment présent. Celui que nous traversons silencieusement, à savoir le grand écart grandissant entre la violence structurelle des flux monétaires et les calculs assurantiels froids que l' organisation post-capitaliste construit, avec tout ce qui s'en trouve écarté, laissé pour compte, écrasé, à commencer par l'équilibre des ressources et du vivant, jusqu'au bien être des individus et de la structuration du lien social.
(Image 1 de l'habitat précaire sous le pont de technologie Eiffel Rue Legraverend, mais aussi les tentes assemblées à l'auberge de jeunesse)
Le studio envisage l’architecture dans son contexte prospectif, à l’échelle du paysage, tout en croisant la connaissance des enjeux de la fabrication de l’architecture. Le studio pose la question de la possibilité d’un parc métropolitain à Rennes aujourd’hui. Le parc constitué non pas comme un grand geste en abstraction de la ville, l’inverse, la négation du construit tels les poumons verts de la fin du 19ème siècle dans les villes européennes, mais plutôt en complémentarité de situations préexistantes urbaines favorables. Il s’agit d’imaginer un nouveau type d’espace, qui permette tant l’hospitalité que la génération de valeur – sans être un vecteur de l’économie libérale et spéculative qui nous cerne.
Il s’agit ainsi d’identifier ces situations favorables. Si le type de programmation est suggéré par le studio, les caractéristiques esthétiques, technologiques, et spatiales de l’architecture ne le sont pas, et forment par-delà le lieu d’exploration de l’enseignement.
Les questions de formes sociales et formes plastiques sont posées, et traversent la dimension constructive, spatiale, ainsi que la connaissance des sols spécifiques. Autant de points de départ pour envisager la dimension durable de l’architecture : celle qui restitue aux générations futures, sans fabriquer d’externalités négatives pesantes sur l’environnement, au sens large.
Les questions qui se posent à notre société en Europe de l’Ouest sont aujourd’hui plutôt orientées sur l’accueil des personnes et la petite production qui permettent de nouvelles modalités de travail. Regardé s ensemble, l’hébergement permet de faire face aux nombreuses mobilités de la condition contemporaines. Les petites unités de production permettent d’envisager le travail dans des modalités entre l’artisanat et l’industriel, en cœur de la ville.
Une des hypothèses de l'atelier est que les espaces publics et ses infrastructures peuvent être mobilisés comme des lieux qui permettent d'absorber, un certain temps, les conséquences des aléas, et d'aider les constituants (citoyens) à traverser des évènements pendant lesquels le lien social doit pouvoir se reconstruire.
Aussi, le site de l'atelier interroge la capacité des Prairies St Vincent à endosser cette fonction, le temps d'une crise, d'une crue et d'une décrue. La poche alluvionnaire comprise entre le Canal d'Ille et Rance et le bras de l'Ille, dont la limite Sud est située à l'ENSAB et la limite Nord est le Bd d'Armorique / et ou l'autoroute, et la limite Est la rue d'Antrain, permettra l'étude (les méandres comme système).
Contenu
Méthodes architecturales et pédagogiques
Le semestre sera organisé par des séquences d’apprentissage dédiées à divers domaines de connaissance à partir desquels une synthèse est envisageable par l’intégration de critères en conception qui sont complexes. Un nouvel univers sera déployé par les propositions des étudiants, qui viseront à situer la pratique culturelle et sociale d’un paysage à l’intersection du confort psychologique et physiologique et d’une mise en œuvre qui puise dans les technologies connexes de l’architecture. Une architecture savante qui convoque les imaginaires et les savoir-faire historiquement ancrés dans les pratiques du territoire breton, comme les ouvrages d’arts et autres machines pensés pour la négociation entre sol et eau.
Synthèse : Répondre aux questions posées par le site et le programme, à partir des nouvelles connaissances produites durant le studio. Intégration de la dimension constructive de l’architecture à partir des acquis précédents. Composants architecturaux constitués par des registres de matériaux associés, réflexion concernant leur cycle de vie et les enjeux énergétiques associés. Lien avec le grand paysage.
Points d’attention
Observation, redessin et analyse des éléments distinctifs du territoire, avec ses particularités issues de l'univers de la navigation, des ouvrages d'art de franchissement et de seuils terre/eau, compréhension de l'histoire de ces technologies. (Antoine Picon, L'art de l'ingénieur, les machines navales)
Le sol comme ressources: ces constitutions et qualités, compréhension de géologique
Conception de dispositifs d'habitats passifs dont le confort thermique a pour objectif, l'hiver, 12C la nuit et 17C le jour, et l'été 24C le jour et 22C la nuit.
Imaginaire et Politique
Le très léger, au sens du design industriel des planneur
Le faible poids, au sens littéral
Ce qui se froisse, ce qui se répare
La couleur, telle une peinture
Papier, carton, toiles et tôles
Pour ce faire
Système constructif réversible,
Considérations multi-enveloppes
Architecture et système constructif pensé par composants,
Un composant permet d'associer des matériaux dont les qualités sont connus et dont les associations sont nouvelles, à l'instar du tatami, qui est une technologie qui associe des couches de fibres tissées et de laine/coton compacts pour fabriquer des surfaces de faible effusivité, afin d'atteindre un objectif de confort fixé par le cahier des charges
Réemploi, multifonction, réversibilité
Programme
Le programme cherche à tisser des liens entre les nouvelles installations proposées et les contextes urbains et paysagés spécifiques.
Il comprend la mixité de plusieurs typologies spatiales :
- Infrastructures : Passerelles, Pontons, Toilettes, Bains publics
- Hébergement collectif / Auberge (Mixité constituée de travailleurs, jeunes, migrants, autres : familles et professionnels) comprenant entre 100 et 150 couchages
- Petits ateliers de production
- Assainissement
- Vergers, Potagers, Jardins
Mode d'évaluation
Contrôle continu, 45% de la note finale, Travail individuel et ponctuellement en groupe, restitué individuellement au jury intermédiaire
Contrôle terminal, 55% de la note finale, Travail individuel,- vendredi 12 juin Jury final
Travaux requis
Production autonome en réponse aux exercices donnés en TD
E611 : Paysage
Objectifs
HORTUS
Penser la Ville par le paysage
Cet enseignement propose une découverte et une initiation à l'architecture du paysage, des parcs et jardins par la présentation d'un corpus de références et différentes pratiques.
Penser la ville par le paysage, est le titre d’une conférence donnée par Michel Corajoud à la cité de l’architecture en mai 2002. Son introduction sur l’utilité de reconsidérer notre rapport au paysage, nous servira de substrat pour initier une réflexion sur le rôle de celui-ci et des paysagistes concepteurs dans la fabrique de la ville et du territoire.
La typologie du jardin sera le fil conducteur, l’objet de connaissance pour traverser les échelles et mettre en relation l’architecture, la ville et le territoire.
Ce cours propose de découvrir des modes de représentations et des travaux artistiques qui pourront nourrir la démarche de projet au sein de l’atelier.
Contenu
Hortus propose d’explorer la typologie du jardin, son évolution au cours de l’histoire et dans différents contextes culturels. De l’Europe à La Perse, en passant par le japon, nous nous attacherons à rendre visible la notion de bord, limite, frange.
Si le jardin signifie espace clos, il s'agira de bien comprendre comment il a pu sortir de ses limites pour s'ouvrir sur le paysage et servir de modèle dans la transformation des villes et du territoire
Ce cours permet aussi de découvrir quelques grandes figures des pratiques contemporaines et aussi plus anciennes : Michel Corajoud, Gilles Clément, Catherine Mosbach, Michel Desvignes, Paola Vigano, Frederick Law Olmsted, roberto Burle Marx….
Mode d'évaluation
cours / présentations en pdf projetées sur écran
+
projection d'extraits de conférences de paysagistes et de documentaires
Mode d'évaluation
note sur 20
examen sur table de 90 mn
analyse de visuels issus du CM
travail personnel
Travaux requis
Travail personnel
Il s'agira de répondre à une question en lien avec 1 référence étudiée en cours.
5 visuels seront à analyser avec une temporalité de 20 mn par référence.
L'analyse pourra associer du texte et des croquis.
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 1crédits | 24heures | 0heures | 10% |
Sébastien
Penfornis |
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E613 : TD SHS-VT : Espaces publics
Objectifs
Ce TD s’appuie sur les acquis des cours d’urbanisme et de sciences sociales pour analyser la typologie « espace public ». Il est l’occasion de questionner de manières plus ciblées les représentations, pratiques et discours propres à ces espaces urbains au moyen de l’enquête.
Plus globalement, l’objectif de l’enseignement est de permettre aux étudiants-es de définir et de désigner plus précisément ces espaces dits « publics » à partir d’une initiation à l’enquête ethnographique et à l’analyse documentaire.
L’enquête permet la récolte d’informations multiples dont la synthèse, confrontée à l’approche sensible du terrain, offre un nouveau portrait, une nouvelle « représentation » de l’espace, ici de l’espace public. Les outils de l’architecte-urbaniste et du sociologue seront convoqués pour réaliser ce travail d’observation et de récolte : arpentage des lieux par la marche, observation par le dessin, la photo, la vidéo, rencontre des usagers par l’entretien, compréhension de l’histoire de la genèse de ces espace par la recherche en archives...
Ce TD permet ainsi d’expérimenter diverses approches du terrain objet de l’enquête.
Comme le propose Roger Brunet (1993 : 378), la perception d’un espace procède des sens (attachés au terrain) quand la représentation d'un espace est le résultat d’un processus de « construction mentale détachée du terrain ». Autrement dit, les étudiants-es seront amenés-ées à dresser un portrait de ces espaces, à les représenter, en faisant une synthèse des résultats de leur enquête
Contenu
L’enseignement alternera entre séances de suivi en atelier et séances de pratique sur le terrain.
L’observation et l’analyse du terrain se fera au travers de quatre exercices, réalisés en binomes :
- carte mentale des parcours et des rencontres ;
- cartographie des évolutions de l’objet d’étude ;
- relevé habité ;
- entretien compréhensif avec un.e habitant.e ou un commerçant.e ou un acteur.ice du site.
Ces exercices auront pour but de questionner : les représentations sociales suscitées par un espace public (notamment au travers de la toponymie), l’évolution morphologique, programmatique et de gouvernance dans le temps (entre sa conception et aujourd’hui), les usages et les pratiques de l’espace public et leurs temporalités, mais aussi la conscientisation de la posture et du protocole d’observation mis en place par le binome étudiant.
La fin du semestre sera consacrée à l’analyse croisée des données et à leur retranscription, située en fonction du parcours effectué.
Mode d'évaluation
L’évaluation se compose :
- d’une note continue basée sur les quatre exercices, la présence et la participation en séance, soit 70% de la note finale.
- d'une note sur la restitution finale, soit 30% de la note finale.
La note continue évaluera la présence, l’assiduité, la participation et la présentation à chaque séance de l’avancement de l’enquête par la production d’éléments (graphiques et rédigés) descriptifs et analytiques. L’enquête et les réflexions développées seront consignées tout au long du semestre dans un carnet de bord.
La note de rendu évaluera la présentation des résultats de l’enquête sous la forme d’un texte (oral de présentation) ainsi que d’une production graphique consistant en un double poster format raisin.
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 2crédits | 0heures | 24heures | 20% |
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Paul-Eric
Schirr-Bonnans Erwan
de Bonduwe Audrey
Courbebaisse Juliette
Charron |
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