RECHERCHE ET CULTURE
available in englishE721 : Séminaire recherche : initiation au mémoire
Contenu
Le séminaire est le lieu où est préparé et encadré le mémoire de DEA. Il donne sa cohérence au travail conduit dans chaque domaine d'études, en complément des ateliers de projet et des approfondissements.
Organisé sur 3 semestres, il accompagne les étudiants dans la mise en oeuvre d'un travail de recherche, par des exercices réguliers, jusqu'à la rédaction puis la soutenance, en fin de S9.
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 6crédits | 24heures | 24heures | 60% |
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Frédéric
Sotinel Anne
Bondon Maxime
Decommer Pierre-Antoine
Chabriac
+ 4 Vincent Gouezou
Amandine Diener Audrey Courbebaisse Manon Scotto |
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E721 : 1. non inscrits
E721 : Séminaire Hybridations
Objectifs
Promouvoir la recherche architecturale.
L'objet de ce séminaire de recherche est l’accompagnement du mémoire de master (S7: découverte, méthodes, contenus, etc.. S8: structuration d'un brouillon préfigurant le mémoire qui sera repris et achevé au S9).
Différencier la recherche scientifique des pratiques du projet architectural permettra d'articuler correctement projet et recherche. Démontrer l'intérêt de l'approche 'recherche' pour la production de connaissances (méthode de démonstration, production de données probantes, discussion) ainsi que son utilité pour la renforcer la qualité de réflexion (raisonnement critique, dialectique).
Contenu
Séminaire en deux parties :
_ séquence THÉORIQUE constituée de mini-conférences données par tous les membres du DE sur leurs recherches passées, présentes ou en cours ;
_ séquence MÉTHODOLOGIQUE : points de méthode, discussions en vue de l'élaboration d'un projet de recherche pour le mémoire, suivi de l'avancement de ce projet de recherche.
Mode d'évaluation
Drive de dépôt d'articles, références, etc.
Mode d'évaluation
Evaluation : contrôle continu
Suivi régulier des séances théoriques et méthodologiques, participation aux discussions de suivi de projet et rédaction d'un projet de recherche pour le mémoire.
À l'issue de ce semestre, les étudiant·e·s devront avoir discuté et choisi l'enseignant·e qui encadrera leur mémoire.
Travaux requis
Projet de recherche pour le mémoire suivant les indications générales et personnalisées données tout au long du séminaire, en deux notes pour suivre la règle réglementaire.
E721 : Séminaire Instrumenter
Objectifs
Le séminaire du DE Instrumenter associe l’initiation à la recherche au développement d’une culture commune. Au sein du DE Instrumenter, il est pensé comme un lieu privilégié permettant de développer les rapports que l’histoire, la critique et la théorie entretiennent notamment avec le projet.
Aussi, pour inciter les étudiant.e.s à explorer le champ large de l’architecture, il porte d’une part attention aux processus et aux discours qui sous-tendent les projets, aux motivations qui les ont vu naître (ou qui les ont empêchées) et aux conditions qui les ont fait évoluer. D’autre part, il participe à la production d’une pensée opérante au regard de la complexité du monde, dans une démarche tant historique que prospective.
Pour cela, le séminaire sensibilise à la question des sources dont le croisement constitue une condition préalable à tout travail d’enquêtes et de recherche scientifique. Ce bagage intellectuel est décliné dans sa pluralité, depuis les outils propres à l’architecte (dessins, maquettes) jusqu’à ceux de l’historien (sources imprimées, archivistiques, audiovisuelles) en passant par des corpus plus expérimentaux (prototypes, enquêtes). Réunies, ces sources offrent aux étudiant.e.s des matériaux mais aussi des méthodes de recherche nécessaires à la lecture, à l’analyse et à l’exploitation des données propres au champ de l’architecture et de la ville.
Alors, au-delà des savoirs et des outils méthodologiques propres à l’architecte et à l’historien, le séminaire encourage l’approche réflexive autonome, en suscitant l’envie de se confronter à la réalité bâtie et avec la rigueur intellectuelle de la recherche. La réévaluation permanente du travail d’investigation, par la verbalisation et l’écriture aspire, in fine, à développer une réflexion inédite, dans une relation critique à l’espace et aux discours.
Contenu
Les séances sont d’une part consacrées au travail de recherche – c’est-à-dire à l’élaboration d’un mémoire – sur un sujet choisi par l’étudiant.e ou suggéré par les enseignant.e.s, et dont l’avancement est alimenté par des éclairages méthodologiques (notamment en S7 : choix d'un sujet, élaborer un état de l'art, construire une problématique, constituer un corpus de sources, rédiger une introduction, …) ou des visites (centre d’archives, journées d’études, …). Une série de travaux dirigés est proposée au fil des semestres 7 et 8 afin de construire progressivement un sujet de recherche et d’explorer les différentes méthodes et protocoles permettant de le faire évoluer. Les séances sont, d’autre part, l’occasion d’assister à la présentation de recherches en cours (par les étudiant.es à l’occasion des TD ou par des chercheur.es) qui donneront à voir autant un panel d’éléments de méthodes mobilisés que de problématiques qui traversent (voire agitent) le milieu actuel de la recherche, selon les disciplines embrassées. Au cours du S7-S9, les interventions sont notamment assurées par les enseignant.e.s du DE Instrumenter. En S8, elles le sont par des chercheur.e.s invité.e.s, venu.e.s de France ou de l’étranger. Ces présentations de travaux, récents ou en cours, pourront graviter autour d’un thème défini par les responsables du séminaire.
12 séances sur le premier semestre 2026-2027 et 12 séances sur le second semestre 2026-2027
Les séances en S7 et S8 sont obligatoires. Les étudiant.e.s en S9 sont convié.e.s aux séances indiquées sur le programme et travaillent en autonomie sur les créneaux du séminaire. Les rendez-vous sont à privilégier sur les séances dédiées à cet effet (mentionnées « séances de travail »).
La première séance sera consacrée à un échange sur l’utilisation de l’IA dans les travaux de recherche et plus spécifiquement pour les mémoires (à partir de lecture de textes). Deux documents – une attestation d’utilisation éthique d’une IA ainsi qu’une déclaration d’engagement pour une utilisation éthique de l’IA dans le cadre d’un mémoire de recherche – seront présentés et soumis à signature.
Mode d'évaluation
Essentiellement des Powertpoint, des textes supports, des présentations orales.
Création d'un espace partagé (canal teams) pour partage de documents.
Mode d'évaluation
En S7 :
- 3 TD notés au cours du semestre (75% de la note finale, chaque TD étant apprécié à l’oral et à l’écrit)
- 1 présentation orale de l’avancement en fin de semestre (25% de la note finale)
- Pour rappel: 6 ECTS, 48h e, 96h tp, coeff. 6
En S8 :
- 1 rendu intermédiaire en milieu de semestre (30% de la note finale)
- 1 rendu final en fin de semestre (50% de la note finale) avec présentation orale (20% de la note finale
- Pour rappel: 6 ECTS, 48h e, 96h tp, coeff. 6
En S9 :
- le rendu de mémoire et la soutenance (100% de la note finale)
- Pour rappel: 8 ECTS, 48h e, 96h tp, coeff. 6) non compensable
Les travaux sont appréciés au regard des modalités définies par les instances de l’Ensab et plus largement par le milieu de l’enseignement supérieur pour un mémoire de recherche en master, à savoir notamment : la capacité à définir un sujet, à élaborer une problématique, à établir un état de l’art, à identifier et explorer des sources et des matériaux de recherche, à développer une pensée structurée et référencée, à engager une lecture critique bien argumentée au regard d’un environnement scientifique, à rédiger en respectant les modalités en vigueur dans le cadre d’un travail scientifique universitaire et, enfin, de soutenir son travail avec clarté et d’engager une discussion de qualité.
La qualité des échanges à l’oral (présentation, discussion, débat) sera particulièrement appréciée, eu égard aux recommandations liées à l’utilisation éthique de l’IA en début de master.
Travaux requis
Élaboration de TD et présentations orales en vue de la réalisation d'un mémoire de recherche.
En fin de S7, les étudiant.e.s font une présentation qui explicite le thème, le sujet et l'objet d'étude choisis, un état de l'art ainsi que les premiers questionnements que suscite le corpus. En fin de S8, les étudiant.e.s rendent une introduction, un plan complet et une première partie rédigée, ainsi que les annexes réalisées à ce stade (entretiens, enquête...) ainsi que la liste de la bibliographie et des sources. En S9, les étudiant.e.s rendent leur mémoire finalisé.
E721 : Séminaire Transitions
Objectifs
Le séminaire est le lieu dans lequel les étudiants construisent une recherche scientifique et consolident leur bagage théorique sur les thématiques portées par le domaine d’étude (histoire, patrimoine, éco-construction). Des séances de méthodologie, de discussions collégiales et un suivi individuel permettront aux étudiants de construire leur recherche et d’en tirer un mémoire. L’apport théorique prendra la forme de visites, de conférences… il leur permettra d’enrichir leurs connaissances et de développer leur sens critique.
Contenu
Alternance de séances liées à la fabrication du mémoire, de conférences, de séances thématiques sur des sujets liés à l'histoire, au patrimoine ou à l'éco-construction.
méthodologie (semestre 7): de l’intuition à la construction de l’objet de recherche - Investigation et documentation
• La construction de l’objet de recherche
• La bibliographie, l’état de l’art
• La question et les hypothèses
• Le corpus
• Sources, état des sources et lieux de ressources
• Les méthodes de la recherche
Mode d'évaluation
Drive accessible aux étudiants contenant l'ensemble des supports de cours
Mode d'évaluation
Évaluation: contrôle continu
Assiduité, participation, exercices intermédiaires (50%), rendu fin de semestre (50%)
E721 : Séminaire Traversées
Objectifs
Ce séminaire a pour objectifs de comprendre comment les architectes se positionnent parmi les acteurs des mutations territoriales, et d’interroger l’impact des problématiques contemporaines (transition écologique, urbanisme négocié…) sur l’évolution de leurs pratiques et de leurs compétences. Libre ou suggéré, le sujet de mémoire est construit à partir de recherches documentaires et d’une enquête de terrain, en croisant les approches et méthodes des trois disciplines représentées par les enseignants : architecture, histoire et sociologie. En favorisant la confrontation des points de vue sur la complexité des situations étudiées, le séminaire incite les futur·e·s architectes à déployer une pensée critique, argumentée et contextualisée, leur permettant ainsi d’aborder le monde contemporain avec autant de réalisme que d’outils pour le faire évoluer. Ce séminaire est obligatoire pour les étudiants MOUI, et les étudiants HiTCAr et CAPS y sont les bienvenu·e·s.
Compétences à acquérir ou consolider :
- savoir commencer une recherche, identifier un problème, formuler des hypothèses
- savoir évaluer la faisabilité d’une recherche
- savoir rédiger un état de l’art et constituer une bibliographie commentée et raisonnée
- savoir repérer les sources primaires à collecter et identifier les sources à produire
- savoir mutualiser les connaissances et les ressources
Contenu
Le séminaire se déroule à un rythme hebdomadaire pendant 3 semestres, du S7 au S9, chaque semestre correspondant à une phase de l’élaboration du mémoire de master. Le S7 correspond à la phase d’incubation du sujet de mémoire : il s’agira de s’assurer de la faisabilité et de l’originalité du sujet, en explorant l’état de l’art, en identifiant un problème et en formulant des hypothèses de recherche, puis en repérant les sources à collecter et à produire pour vérifier ces hypothèses.
Durant les séances, des moments de travail individuel et collectif alterneront avec des interventions méthodologiques, des présentations de recherches et des moments de restitution.
L’animation du séminaire et l’encadrement des mémoires seront assurés par une équipe de 6 enseignants docteurs du DE Traversées :
- Audrey Courbebaisse (architecte, docteure en architecture, maîtresse de conférences associée SHS)
- Maxime Decommer (architecte, docteur en architecture, maître de conférences SHS)
- Mohammed Hadjiat (architecte du patrimoine, docteur en histoire de l'architecture, maître de conférences associé HCA)
- Jeanne Lafon (paysagiste dplg, docteure en aménagement de l'espace, maîtresse de conférences ATR)
- Maud Nÿs (architecte, docteure en architecture, maîtresse de conférences TPCAU)
Les séances auront lieu le mardi après-midi, et le temps du séminaire sera réparti entre les M1 et les M2.
Le séminaire doit être considéré comme un lieu vivant. Du débat qui doit logiquement s’y engager, émergeront des questions que nous nous attacherons, ensemble, à condenser sous forme de problématiques. La présence est obligatoire et la participation aux échanges essentielle.
Mode d'évaluation
Évaluation : contrôle continu.
La note finale sera la moyenne de 3 évaluations, selon les travaux requis ci-dessous :
1) Assiduité et participation aux séances du séminaire : 10 %
2) Rendus écrits intermédiaires réguliers (bibliographies commentées, glossaires thématiques, fiches de lecture, états d’avancement rédigés de la définition du sujet de mémoire, présentation orale à mi-semestre) : 30 %
3) Un projet de mémoire rédigé, rendu en fin de semestre (état de l’art sommaire, bibliographie commentée, problématiques et hypothèses, repérage sommaire des sources primaires à collecter et/ou produire) : 60 %
Seront pris en compte la progression au cours du semestre et la qualité des divers exercices rendus.
E722 : Approfondissement
Contenu
Les approfondissements sont des enseignements verticaux réunissant les promotions de M1 et de M2.
Chacun des 4 domaines d'études de l'école propose 2 approfondissements distincts, au S7/S9, qui sont accessibles à l'ensemble des étudiants, indépendamment de leur rattachement à l'un ou l'autre des domaines.
Le détail des attendus, pour chaque enseignement, est précisé dans les descriptifs respectifs.
| ECTS | Cours | TD | Pondération |
|---|---|---|---|
| 3crédits | 12heures | 24heures | 40% |
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Dominique
Jézéquellou Damien
Marchal Loic
Daubas Sébastien
Penfornis
+ 3 Véronique Zamant
Amandine Diener Lise Gaillard |
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E722 : 1. non inscrits
E722 : Hybridations n°1 – Dominique Jézéquellou
Objectifs
Le DE Hybridations revendique un lien fort, dialectique, entre projet et recherche. Les processus et formes sont étudiés, questionnés, déconstruits et expérimentés afin d’enrichir une pensée de l’architecture et du projet, de multiplier les points de vue.
Dans ce cadre, le cours d'approfondissement “ Conception paramétrique ” explore les rapports entre outils numériques et processus de conception. Il propose d'exploiter le caractère opératoire de certains outils numériques en phase de conception pour générer et travailler une forme architecturale selon des données contextuelles à identifier et paramétrer. En regard des représentations analogiques classiques, l'élaboration d'un modèle numérique des données du bâtiment dès les premières esquisses permet notamment de tester plusieurs scénarios possibles dès le stade de la conception. Le caractère paramétrique de ces outils permet une modélisation dynamique, évolutive et dépendante du contexte.
Contenu
Associé au logiciel de CAO Revit, le module de programmation visuelle Dynamo permet de générer des formes et d'en étudier des variantes sans nécessairement connaître les principes des langages de programmation. Cet aller-retour possible entre maquette CAO conventionnelle et dispositif de commandes paramétriques dynamise le processus de recherche de formes d'un point de vue plastique et/ou constructif en maintenant le concepteur dans un univers de conception architectural.
Mode d'évaluation
Dans un premier temps, ces démarches expérimentales seront présentées et testées en Cours/TD.
Dans un deuxième temps, chaque étudiant travaillera seul ou en binôme et sera évalué sur sa capacité à développer une démarche de conception à l'aide de ces outils.
CC 100%
Travaux requis
Définis à chaque séance
E722 : Instrumenter n°1 – Damien marchal
Objectifs
LA BARRICADE
Ce cours vise à approfondir les enjeux liés aux arts plastiques au sein des écoles d’architecture en engageant une réflexion sur la notion de barricade. Il s’agit d’amener les étudiant·es à se confronter au réel à travers une recherche formelle, matérielle et constructive, puis à expérimenter son déploiement dans l’espace public.
Les étudiant·es seront amené·es à comprendre la barricade dans ses dimensions historiques, politiques, symboliques et spatiales, mais également à interroger ce que signifie construire pour un groupe plutôt que pour un individu. Le travail portera sur l’observation et le détournement des matériaux disponibles ainsi que sur l’invention de systèmes d’assemblage simples, reproductibles, transformables et démontables.
La présence des artistes partenaires permettra d’élargir la réflexion architecturale aux questions du corps, du mouvement, du son et de la performance. La construction pourra ainsi être envisagée comme une forme de chorégraphie collective : le projet n’est pas seulement une forme à produire, mais un dispositif permettant à un groupe d’agir dans un espace et dans un temps donné.
Sonnailles, cortège pour la rue
Artistes partenaires :
Johanna Rocard, artiste-autrice-chorégraphe
Lucas Elzière, musicien-compositeur
1. PARTENAIRES / PROJET ASSOCIÉ
Sonnailles, cortège pour la rue est un projet de fanfare et de parade coécrit par Johanna Rocard et Lucas Elzière, né d’un désir commun de croiser pratiques artistiques et questions sociales. Dans un contexte de crises multiples, le projet affirme la puissance de l’acte artistique et de l’esprit de groupe comme espaces de joie, de poésie et d’invention collective.
La rue y est envisagée comme un terrain de jeu et d’expérimentation. Une fanfare mêlant musiques traditionnelles et électroniques constitue le noyau d’un cortège auquel s’associent danseur·ses, bannières, costumes, dispositifs nomades et interventions dans l’espace public. Sonnailles cherche ainsi à produire de nouvelles formes de rassemblement et de récits collectifs, en s’enrichissant des cultures et savoir-faire des territoires traversés.
Dans ce cadre, La barricade constitue un tableau du spectacle : elle sera conçue, construite et transformée par les acteur·ices et le public. L’atelier propose donc aux étudiant·es de participer à la conception d’un dispositif réel, destiné à être expérimenté dans l’espace public et intégré à une œuvre performative.
2. ENJEUX
La barricade est à la fois un objet construit, une architecture provisoire, un dispositif de rassemblement et une forme politique. Elle apparaît lorsque l’espace quotidien est transformé par un groupe qui décide de l’occuper, de le détourner ou d’en interrompre les flux. Constituée de matériaux disponibles, souvent ordinaires ou détournés de leur fonction première, elle produit une architecture spontanée, collective et temporaire.
La barricade réfère, tout comme le monument, à une énonciation impersonnelle, à un « nous » à définir. Sa particularité tient cependant à son rapport au groupe : sa durée de vie entre la « prise » et la dissolution conditionne celle de la barricade, qui devient ainsi une forme de symbolisation du collectif. Elle peut être envisagée comme la matérialisation d’un actant collectif, constitué autour d’un faire commun (Greimas et Courtés, 1993). Elle donne une forme à une présence, à une parole et à un affect collectif.
L’enjeu est donc de concevoir non pas une représentation de barricade, mais un système constructif, plastique et performatif, capable d’être activé collectivement. La barricade devient une architecture temporaire qui se construit, se transforme, se déplace et disparaît.
La verticalité constitue également un enjeu essentiel : dresser une barricade revient à transformer des objets et des matériaux en une structure qui interrompt les flux, produit un seuil et distingue un dedans d’un dehors. Son effondrement réintroduit l’horizontalité et la finitude, inscrivant la barricade dans un rapport particulier au temps, au corps collectif et à l’espace urbain.
Contenu
L’approfondissement s’intéresse aux relations entre foule, révolte, déambulation, ordre et désordre, spectacle et construction dans l’espace public. Une attention particulière sera portée à l’histoire matérielle de la barricade, depuis les pavés, fûts, fascines et grilles d’arbres des barricades de la Commune de Paris jusqu’aux voitures, plaques métalliques et planches de Mai 68, aux barrières et bambous des manifestations de Hong Kong ou encore au matériel de chantier, mobilier urbain et palettes utilisés lors du mouvement des Gilets jaunes.
Ces exemples permettent d’aborder la barricade comme une architecture du réemploi et du détournement : elle « fait flèche de tout bois » et révèle, par ses matériaux, les ressources et les infrastructures d’un territoire. Le travail cherchera donc à partir autant de ce qui est disponible que d’une forme préconçue.
Le projet sera également abordé comme un dispositif spatial et performatif. Comment une structure modifie-t-elle les flux ? Comment rassemble-t-elle ou sépare-t-elle ? Comment un groupe peut-il la construire, la transformer ou la faire disparaître ? À quel moment un assemblage devient-il une barricade ? Ces questions permettront de croiser architecture, arts plastiques, scénographie, chorégraphie et musique.
Mode d'évaluation
L’évaluation intermédiaire prendra la forme d’un oral devant les artistes invité·es, à partir du dossier de recherche et des premières expérimentations. L’évaluation finale présentera une proposition développée à partir des retours intermédiaires, intégrant les expérimentations, le système d’assemblage et les modalités de déploiement collectif dans le contexte de Sonnailles.
Travaux requis
Le travail se développera en deux temps complémentaires : définir et manipuler.
Les étudiant·es devront d’abord définir une approche esthétique, contextuelle, historique et constructive de la barricade proposée. Cette recherche prendra la forme d’un dossier associant références historiques et artistiques, recherches matérielles, croquis, schémas constructifs et premières projections dans l’espace. Il s’agira de formuler une problématique personnelle et de faire émerger une hypothèse de dispositif.
Dans un second temps, les étudiant·es devront expérimenter et maquetter. Les essais porteront sur les matériaux, les modes d’assemblage, la stabilité, l’échelle, la mobilité, la transformation et le démontage. La maquette sera considérée comme un outil de recherche permettant de tester les hypothèses et de faire évoluer le projet.
E722 : Instrumenter n°2 – Amandine Diener
Objectifs
Titre de l’approfondissement : «Ré enchanter le logement. Expérimentations architecturales et urbaines en Bretagne (1970-1980) »
Les années 1970 constituent un moment charnière dans l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme en France. Alors que le modèle des grands ensembles fait l’objet de critiques croissantes, de nouvelles réflexions émergent autour de la qualité de l’habitat, de l'échelle du quartier, de la place des habitants et du renouvellement des formes bâties. Cette période voit se développer de nombreuses expérimentations cherchant à réinventer les manières de loger les habitant.es et de fabriquer la ville, dans un contexte marqué par les débats sur le cadre de vie, la participation, l’environnement, ainsi que par l'adoption de la loi sur l’architecture de 1977 qui affirme que « l’architecture est une expression de la culture ».
Inscrit dans la continuité des investigation développées l’an dernier (« Innover pour habiter. Édith Girard à Brest (1980’-2010’) »), cet enseignement veut explorer les transformations de la conception du logement et de l’espace urbain durant cette décennie à travers l’étude d’opérations réalisées en Bretagne. Elles s'inscrivent dans des contextes locaux spécifiques (Rennes, Vannes, Brest) et témoignent de problématiques qui traversent l’ensemble du territoire national : remise en question de la production massive du logement (des ZUP aux ZAC), recherche de nouvelles formes d’habitat intermédiaire (PAN, PUCA, modèles innovations), attention portée aux espaces collectifs, aux circulations piétonnes, aux relations entre habitat et paysage, ou encore aux dispositifs favorisant l’appropriation des lieux par leurs habitants. Elles permettent par ailleurs d’éclairer la manière dont les architectes, urbanistes, collectivités locales, bailleurs sociaux et promoteurs ont participé à l'élaboration de nouveaux modèles résidentiels.
Cet enseignement s’inscrit dans le cadre de manifestations qui, en Bretagne, vont célébrer le cinquantenaire de la loi de 1977 sur l’Architecture, notamment en lien avec le Conseil régional de l’Ordre des architectes de Bretagne, qui organise en novembre 2026 une table-ronde intitulée « Architectures et territoires » sur le thème « Récit d’avenir, perspective sur la loi sur l’architecture de 1977 », et dont le logement sera le prisme de lecture. L’objectif est de faire dialoguer élus et architectes autour de sujets de transitions.
Contenu
Projets étudiés :
Maisons Tournesols, Rennes-ZAC de Patton, Georges Maillols arch., 1973-1979
Les Hameaux de Cliscouët et Avel-Mor, Vannes, Bernard Guillouët arch., 1978-1984
La Cavale Blanche, Brest, Henry Auffret arch., 1973-1982
Objectifs:
L’enseignement propose d’interroger les intentions de projet, les dispositifs spatiaux innovants mis en œuvre, les références théoriques mobilisées par les concepteurs ainsi que les conditions institutionnelles, politiques et économiques ayant accompagné leur réalisation. Il articule plusieurs niveaux d’analyse : l’histoire des politiques d’aménagement du territoire, le renouveau d’une pensée sur l’habitat et le logement, l’évolution de la profession d’architecte, la montée des préoccupations liées à la qualité du cadre de vie. Les cas d’études seront documentés et analysés dans une perspective critique afin d’appréhender l’architecture du logement et l’aménagement urbain selon une temporalité qui accompagne la loi de 1977 sur l’Architecture. Cet enseignement s'inscrit par ailleurs en lien avec l'enseignement en atelier de projet (M1 et M2); il contribue spécifiquement aux enjeux d'interdisciplinarité et de transversalité prônée dans les ateliers, à l’articulation entre savoirs / projet .
Actions envisagées:
Apports théoriques, enquête documentaire et travail sur la bibliographie
Visites des sites et dépouillement des sources (imprimées et archives)
Analyse critique selon des axes thématiques
Participation à la table-ronde « Architectures et territoires » organisée par le Conseil national, et les Conseils régionaux de l’Ordre des architectes, en novembre 2026, sur le thème « Récit d’avenir, perspective sur la loi sur l’architecture de 1977 » et articulé autour du logement (à priori à Lorient).
Restitution du travail mené, selon des modalités à définir (dossiers rédigés et illustrés, planches d’exposition, installations sonores et audio)
Partenaires:
Archives départementales du Morbihan
Archives municipales de Rennes et de Brest
Agence d'urbanisme Brest-Bretagne (ADEUPa)
Association Archives modernes d'architecture de Bretagne (AMAB)
Conseil régional de l’Ordre des architectes de Bretagne (CROAB)
DRAC Bretagne
Mode d'évaluation
Essentiellement des supports powerpoint adossés aux interventions orales
Corpus de sources imprimées et bibliographie (transmis en format numérique)
Prise de notes lors des cours et des sorties sur le terrain
Terrain
Mode d'évaluation
Livrables:
Les recherches effectuées durant cet approfondissement - par petits groupes - seront restituées sous forme d’une exposition de posters associées à des éléments complémentaires définis selon les cas d’études (notes thématiques rédigées et illustrées, voire des petites maquettes conceptuelles). La composition des groupes, le choix des thèmes d’analyses et les modalités précises du rendu (nombre de planches et dossier) seront précisés au regard des premières investigations.
Une valorisation des travaux sera assurée sous la forme d’une exposition itinérante auprès de certains partenaires associés au projet.
Organisation générale :
12 séances réparties en 12h CM et 24h TD, sur le premier semestre de l’année universitaire 2026-2027 auxquelles s’ajoutent des voyages pour visiter les sites et entreprendre la collecte d’archives). A noter : déplacements et hébergement (éventuel, si besoin) pris en charge.
36h d’encadrement et 18 heures de travail personnelles étudiantes
3 ECTS, coef. 4
Important : pour assurer le bon déroulé du travail, les séances et les voyages sont obligatoires.
Modalités d’évaluation:
Évaluation par contrôle continu (trois notes) :
- Rendu à mi-parcours (25% de la note finale)
- Rendu final (50% de la note finale)
- Assiduité et participation aux discussions collectives (25% de la note finale)
Critères d’évaluation :
- Capacité d’observation de l’architecture, de recherche et d’analyse des documents bibliographiques et des sources
- Développement d’une analyse critique d’une œuvre théorique et bâtie, mise en perspective dans un contexte donné
- Qualité de la restitution de l’analyse (rédaction, redessin notamment)
Travaux requis
Les étapes envisagées sont les suivantes :
Apports théoriques et travail sur la bibliographie (sur l’architecte, sur l’évolution du logement et de la ville, sur Brest)
Visites des projets à Brest
Enquête documentaire et archivistiques à Brest (Archives municipales et communautaires de Brest) et à Paris (Cité de l’architecture et du patrimoine, Centre d’archives d’architecture contemporaine)
Analyse critique selon des axes thématiques
Restitution finale
Compétences acquises visées:
Identifier des outils et matériaux de la recherche
Aborder sans réticence le monde des archives et apprendre à s'y repérer
Compiler et explorer des données
Développer des méthodes et matériaux de recherche
Mobiliser les méthodes d’analyse et les outils de différents champs disciplinaires
Conduire une analyse réflexive, distanciée et argumentée
Développer une conscience critique des savoirs à l’interface de l’architecture, du paysage, de l’environnement et de l’aménagement
Comprendre le cadre législatif entourant la pratique architecturale
Sensibiliser à la qualité du cadre de vie
Se familiariser avec des institutions de l’aménagement et de la protection du territoire
Envisager la pluralité de la notion de patrimoine
Mener une action dans un cadre collaboratif et gagner en autonomie
Produire de l’information inédite
Restituer et transmettre un résultat avec clarté et pédagogie
Livrables:
Les recherches effectuées durant cet approfondissement - par petits groupes - seront restituées sous forme d’une exposition de posters associées à des éléments complémentaires définis selon les cas d’études (notes thématiques rédigées et illustrées, voire des petites maquettes conceptuelles). La composition des groupes, le choix des thèmes d’analyses et les modalités précises du rendu (nombre de planches et dossier) seront précisés au regard des premières investigations.
Une valorisation des travaux sera assurée sous la forme d’une exposition itinérante auprès de certains partenaires associés au projet.
E722 : Transitions n°1 – Loïc Daubas
Objectifs
Ce cours vise à permettre aux étudiants de comprendre la hiérarchie des enjeux environnementaux dans la construction et la réhabilitation, depuis l’échelle planétaire jusqu’à l’économie des ressources. Ils apprendront à identifier la pertinence des matériaux décarbonés en fonction des contextes d’usage, en intégrant la logique « le bon matériau au bon endroit ». Enfin, ils développeront leur capacité à traduire ces choix dans le projet architectural à travers des détails constructifs précis.
Contenu
Le cours s’ouvre sur une introduction aux urgences écologiques et à leur traduction dans le champ de la construction, en abordant la question de la sobriété et de l’économie des ressources. Un panorama critique des matériaux est présenté : limites des filières conventionnelles et apports des matériaux biosourcés et géosourcés (paille, terre, chanvre, algues, laine). Les étudiants sont accompagnés par des professionnels de la Fédération des filières bretonnes biosourcées (FB²) et participent à des visites de chantiers et d’ateliers d’artisans pour observer les spécificités de mise en œuvre de ces matériaux peu transformés. L’accent est mis sur la compréhension des savoir-faire requis et sur les conditions de leur emploi. Enfin, les étudiants mobilisent ces apprentissages dans le cadre de leur atelier de projet, en intégrant des hypothèses d’intervention écologique et en réalisant des détails techniques au 1/50 et 1/20, discutés collectivement quant à leur cohérence et leur faisabilité.
Mode d'évaluation
Contrôle Continue comportant une synthèse oral par groupe au sujet des des matériaux Bois-fibre-terre et rendu de fin de semestre autour soit d'un détail technique intégrant une démarche décarbonée cohérente, soit la rédaction d'un chapitre complémentaire au livre 'le ministère du futur', soit de la rédaction d'une action de sentinelle auprès d'acteurs publics.
E722 : Transitions n°2 – Mohammed Hadjiat
Objectifs
Dans la mesure où l’habitat occupe une place importante en zones urbaines et rurales, il est essentiel de connaître ses évolutions à travers l’histoire. Comment les évolutions sociales et culturelles ont-elles influencé nos espaces de vie privée ? À partir d’exemples historiques concrets, ce séminaire explore les relations entre les programmes architecturaux et les manières d’habiter.
L’objectif est double : d’une part, acquérir une compréhension approfondie de l’architecture domestique existante, de ses transformations, et de son rapport à l’environnement et aux mentalités. D’autre part, initier les étudiant.e.s aux méthodes et aux outils nécessaires pour mener des études historiques, parfois indispensables dans le cadre d’interventions patrimoniales et durables.
Contenu
1h de CM : des séances composées de présentations thématiques et chronologiques sur des formes d’habitat historiques. Elles incluront des points méthodologiques, notamment sur le croisement des sources et des disciplines, ainsi que sur l’analyse historiographique.
2h de TD : consacrées aux recherches bibliographiques et à la création d’un corpus autour d’une étude de cas (au choix, bâtiment isolé, îlot, rue, ou quartier) à partir d’une collecte de sources et d’une production de documents graphiques complémentaires pour constituer un dossier.
Le cours d’approfondissement « architectures et façons d’habiter » propose d’analyser les évolutions dans le temps du rapport entre l’architecture domestique et les manières d’habiter. Il offre l’occasion d’explorer la diversité des formes d’habitat privé ou collectif existants, ainsi que leurs transformations, surélévations ou réemplois, depuis la maison individuelle aux grands ensembles. Les systèmes distributifs suivent les usages et les besoins de la société, de même que la naissance ou la disparition de certaines pièces et la répartition des espaces, tant à l’horizontal qu’à la verticale.
L’architecture du XVIIe au XXe siècle sera abordée par toute une série d’outils et de méthodes : archives, recueils d’architecture, études patrimoniales, analyses de terrain, photographie, revues spécialisées, presse, publications d’architectes etc.
Nous étudierons les transferts culturels, les hybridations architecturales, ainsi que la tension entre nature et architecture dans la répartition parcellaire. Le rôle des maîtres d’œuvre sur le chantier et l’importance accordée aux façades principales, anonymes ou remarquables, seront examinés durant les séances. Les étudiant.e.s seront encouragé.e.s à décrypter les solutions et innovations envisagées par les architectes dans les programmes d’habitations anciens afin de constituer un réservoir d’inspiration pour les interventions futures.
Mode d'évaluation
Présence, participation active à l'enseignement, présentation orale à mi-semestre et production d’un dossier.
E722 : Traversées n°1 – Véronique Zamant/Lise Gaillard
Objectifs
'Prospective et horizons. Incarner des fictions de l'habiter'
Cet approfondissement propose de questionner le temps dans le processus de conception architecturale et urbaine.
Pour ce faire, il articule deux espaces : celui du débat avec des acteurs de la ville et de l’architecture sur les devenirs urbains, et celui de l’expérimentation de scenarii prospectifs sur l’habiter demain.
À partir d’une réflexion critique sur nos modes d’habiter contemporains, les étudiants imaginent des horizons fictionnels. La remise en question des dispositifs de fabrique architecturale et urbaine, aujourd’hui opérant, permet ensuite d’incarner ces fictions de l‘habiter. Au travers de planches dessinées, les différentes étapes d’avènement de ces horizons en devenir sont présentées chronologiquement. L’ensemble vise à faire acquérir aux étudiants tant des outils de la prospective urbaine que des compétences en matière de critique des modes actuels de penser et de fabriquer nos cadres de vie.
Contenu
Les séances alternent apports théoriques par les enseignants et des invités, et expérimentation par groupe d’étudiants d’une méthode de la prospective urbaine.
L’introduction propose un cadrage théorique des enjeux temporels dans nos relations aux espaces et à leurs transformations. Ce premier temps invite plus particulièrement à questionner les notions de présentisme ou de saturation comme modes d’articulation contemporains du passé, du présent et du futur.
Dans un second temps, les différentes façons de se projeter dans le futur (l’utopie, la dystopie, la science-fiction, le design fiction…) sont décryptées. Parmi elles, l’accent est mis sur la prospective et sur son outil : le scénario.
Dans un troisième temps, les modes d'habiter sont interrogés au prisme des conditions socio-spatiales (modèles familiaux, rapports de genre, santé physique et psychique, rapport au travail, générations, mobilité, numérique, ...).
Au cours des séances suivantes, différents acteurs territoriaux (maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrage, consultant, chercheur, étudiant, associations, …) viennent présenter la façon dont le futur prend place dans leur travail, au quotidien qu'il en soit l'objet central ou pas. Ces interventions deviennent un point de départ pour débattre, critiquer et remettre en question la place du temps dans les modes de fabrication architecturale et urbaine.
En parallèle, les étudiants expérimentent la construction de scenarii prospectifs sur l’habiter demain au moyen d’un jeu de cartes et de la mobilisation de figures, depuis la construction d’une vision future particulière jusqu’à son incarnation dans des planches dessinées en passant par sa mise en récit et sa territorialisation.
Les travaux réalisés les années précédentes sont consultables ici :
Rennes 2068 : https://www.rennes.archi.fr/wp-content/uploads/2023/07/CARNET_RENNES2068_WEB.pdf
Saint-Nazaire 2076 : https://www.rennes.archi.fr/wp-content/uploads/2024/05/CARNET_AppronfondissementProspective_WEB.pdf
Vallée de la Seiche 2092 : https://www.rennes.archi.fr/wp-content/uploads/2026/01/CARNET_FICTIONS_HABITER_BD.pdf
Mode d'évaluation
Évaluation : contrôle continu.
La moyenne finale de chaque étudiant comprend 3 évaluations (voir les travaux requis ci-dessous).
Travaux requis
Par étudiants :
Assiduité, participation, implication individuelle dans le travail de groupe : 10 %
Par groupe d’étudiants :
À mi-semestre : Élaboration d’un scénario prospectif sur l’habiter demain incluant la rédaction d’un récit de la vision puis sa territorialisation : 35 %
En fin de semestre : Représentation en planches dessinées du scénario et présentation orale, accompagnées du récit écrit territorialisé revu : 55 %
E722 : Traversées n°2 – Sébastien Penfornis
Objectifs
March Atlas
Proposé depuis 2021 en master dans le cadre du DE Traversée à l’ENSAB, March Atlas constitue un enseignement consacré à l’exploration et à la représentation des paysages de la métropole rennaise. Il propose aux étudiant·es d’engager la construction d’un atlas subjectif du territoire, à partir d’une démarche de recherche-action articulant arpentages, entretiens, observations et travail documentaire.
Le cours s’appuie sur une approche située du territoire, attentive aux relations entre pratiques habitantes, formes paysagères et les espaces traversés. Les portraits d’habitant·es sont ainsi mis en regard de portraits d’espaces et de milieux, afin de constituer un corpus permettant de documenter les expériences et les usages du territoire. Ce travail donne lieu à une mise en récit des paysages vécus, fondée sur la diversité des regards et des expériences recueillis au cours des parcours.
À travers cette démarche, March Atlas interroge les modes de représentation du territoire et cherche à déplacer les approches conventionnelles de l’atlas paysager. Il ne s’agit plus seulement d’identifier et de cartographier les caractéristiques géographiques ou écologiques des milieux, mais de rendre compte de leur dimension sensible, sociale et vécue. Le paysage est ainsi appréhendé comme une construction collective et comme un bien commun, dont la compréhension se nourrit autant des pratiques et des récits que des formes spatiales.
L’enseignement vise ainsi à développer chez les étudiant·es une capacité d’observation, d’enquête et de représentation permettant de renouveler les outils de lecture du territoire et d’élaborer des formes de connaissance situées, à la croisée de l’architecture, du paysage et des sciences sociales.
Contenu
Le Blosne : révéler un paysage hydraulique disparu
Cette année, l’arpentage se déploiera dans le secteur du Blosne, à Rennes, autour d’un objet de recherche singulier : le ruisseau qui a donné son nom au quartier. En partie disparu, enfoui ou rendu invisible par les transformations successives du territoire, le Blosne constitue un fil conducteur pour interroger les relations entre mémoire, paysage et urbanisation.
La recherche s’organisera autour d’une question centrale : comment rendre visible et révéler un ruisseau en partie disparu, et comment retrouver les traces de sa présence dans le territoire contemporain ? Il s’agira de mettre en évidence les continuités et les ruptures du réseau hydraulique, mais également d’explorer les relations que celui-ci entretient avec les formes urbaines, les espaces publics et les pratiques habitantes.
Plusieurs outils de recherche et de représentation seront mobilisés afin de documenter et de restituer les différentes dimensions du Blosne :
• Un atlas cartographique, permettant de retracer l’évolution du réseau hydraulique et les processus ayant conduit à la disparition progressive du ruisseau. La confrontation de documents historiques et contemporains permettra de mettre en évidence les transformations de son tracé et de ses relations au territoire.
• Un entretien avec la direction des équipements de Rennes Métropole, consacré aux transformations actuelles du réseau hydraulique et aux réflexions engagées pour rendre à nouveau visible le ruisseau. Cet échange permettra notamment d’aborder les perspectives de reconnexion hydraulique entre les différents fragments du Blosne.
• Un reportage photographique et vidéo, destiné à documenter le tracé du ruisseau dans le paysage contemporain et à révéler les relations, parfois ténues ou invisibles, qu’il entretient avec le tissu urbain existant. Cette approche s’inspirera notamment du travail photographique de John Davies, Hidden River, consacré au parcours souterrain et invisible de la Tiretaine à Clermont-Ferrand.
L’ensemble de ces productions constituera un Atlas qui propose une lecture sensible et documentée du Blosne, en considérant le ruisseau non seulement comme une infrastructure hydraulique, mais comme une composante paysagère susceptible de contribuer à la compréhension et à la transformation du territoire.
Mode d'évaluation
production des pièces / cartes, entretiens ou reportage photo / vidéo : 80%
engagement durant le semestre / contribution au travail de groupe : 20%
Travaux requis
Au choix :
- production d'un travail cartographique
- animation et retranscription des entretiens / collecte des données et informations et production d'un livrable
- travail photographique et production d'une vidéo